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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 02:41

Tous les jours, dans nos média et particulièrement à la télé (mais pas seulement), nous avons droit à l'exposition ou à l'évocation de scènes de violences, plus terribles les unes que les autres.

 

La violence subie par les peuples arabes, musulmans, chrétiens, palestiniens est quotidienne mais n'attire que rarement des commentaires offusqués ou solidaires.

La violence de bandes de jeunes, pas nouvelle, car j'ai connu la violence des "blousons noirs" lors de la guerre d'Algérie, et je peux vous dire que ça bastonnait dur, n'est abordée par nos dirigeants ou futurs dirigeants, que sous l'angle d'une réponse violente, à savoir la punition, une fois que les actes sont accomplis, donc trop tard.

Tous les jours nous apprenons que des centaines de salariés perdent leur emploi, se précarisent.

A cette échelle, il s'agit d'une violence énorme, de masse, qui déstructure les solidarités familiales, locales, car la peur de ceux qui ont tout perdu, n'a d'égale que la peur de ceux qui risquent de tout perdre.

 

Prenons l'exemple d'Air France.

On nous avait dit (au temps de Jospin) que seule la privatisation sauverait cette compagnie publique. Grâce à cette démarche en faveur des actionnaires, au total, il aura été procédé à une purge de 12 000 salariés.

Oui 12 000 personnes auront perdu leur travail, et donc la plupart du temps, leur statut social. Ceux qui restent, comme les bagagistes par exemple, n'en peuvent plus car les cadences deviennent insupportables.

Et on leur dit que la machine à "rationaliser" va se poursuivre.

Bien sûr, astucieusement, il est mis en avant les "privilèges" des pilotes, en oubliant que ce sont toutes les catégories de personnels qui subissent la "violence" du travail et du licenciement.

 

Quand les mots "déchirent" le lien entre cette "gauche" et "son peuple" :

Que ceux qui pratiquent cette violence sur les salariés, profitent d'une chemise arrachée pour discréditer des personnes qui ne peuvent vivre que grâce à leur travail, nous en avons l'habitude, mais qu'un premier ministre "socialiste" ne trouve que le mot "voyou" pour qualifier des hommes et des femmes en colère et à bout de nerfs, cela veut sans doute dire que ce qui a été "déchiré" c'est le lien entre cette "gauche" et "son peuple".

Le grand Jaurès doit en faire des cauchemards dans sa tombe.

 

 

 

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Published by Edgar MALAUSSENA
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commentaires

Yves 08/11/2015 12:14

C'est terrible !