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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 02:53

Une nouvelle ligne ferroviaire, Marseille...Italie à réaliser par étapes sur 35 ans.

 

Conformément à la décision gouvernementale du 9 juillet 2013, le projet est désormais phasé selon trois priorités :

  • la priorité 1, qui concerne les nœuds ferroviaires marseillais et azuréens à réaliser avant 2030 ;
  • la priorité 2, consacrée aux tronçons Aubagne-Toulon et Est Var-Siagne, entre 2030 et 2050 ;
  • l’ambition, après 2050, de réaliser les sections Toulon-Est Var et Nice-Italie, qui complètent le projet dans son intégralité.

 

Souvenirs...souvenirs...

Ce devait être en l'année 2000. Le Conseil Régional PACA ne disposait que de deux élus écologistes. P. Chesneau et moi-même.

​Nos discussions sur le ferroviaire en PACA étaient très difficiles.

​Nous étions 2 sur 123 à affirmer qu'il ne fallait pas construire une nouvelle ligne TGV et nous avions contre nous de grandes associations, y compris une associaiton amie "Fare-Sud".

 

Nos arguments :

L'ensemble de cette opération très coûteuse ne nous ferait gagner qu'un quard d'heure entre Marseille et Nice.

A partir de Cannes, nous entrions dans les voies normales et il n'y avait pas de place pour une ligne spécifique TGV (voir les difficultés concernant la 3ème voie azuréenne, normale).

Une  ligne TGV allait démolir encore une fois des territoires ruraux et surtout agricoles, sans compensation aucune, dans la mesure où les TGV ne sont pas faits pour "desservir", mais pour faire "transiter" le plus rapidement possible, des voyageurs.

Les gares "pommes de terres" selon l'expression favorite de JR Vinciguerra sont souvent la caractéristiques des gares TGV qui se trouvent loin des zones de concentrations urbaines, et qui nécessitent de ce fait, de longs déplacements pour y parvenir et de la consommation d'espaces naturels ou agricoles pour garer les véhicules.

Nous prenions exemple sur les trains pendulaires allemands capables d'absorber des courbes sur voies normales, et ce à très grande vitesse.

Les coûts des loyers. Partout où le TGV arrive, les loyers flambent et les classes populaires sont encore plus repoussées sur les quartiers dits en difficultés ou sensibles.

 

A cette époque : trois possibilités alternatives au TGV :

​a) Trains ultra rapides sécurisés sur voies existantes avec aménagements des noeuds et points sensibles.

​b) Voie nouvelle, suivant l'autoroute, évitant ainsi au maximum la perte de terres agricoles déjà bien menacées.

​c) Voie ferroviaire littorale, desservant les grandes villes du Sud-Est, en les reliant les unes aux autres. Cette option ne m'est venue que plus tardivement, quand les grandes villes n'ont pas voulu être les oubliées de la grande vitesse.

 

Décision gouvernementale en 2013.

Ce sera une ligne côtière nouvelle qui partira de Marseille, en passant par Toulon, pour traverser Nice via l'Italie.

​Nous aurions peut-être préféré notre première solution, sur voies existantes avec aménagements...mais bon, ne boudons pas notre plaisir, il n'est jamais trop tard d'avoir eu raison trop tôt.

Le TGV n'était pas la bonne solution.

 

Nota : Ce ne sont pas pour des raisons écologiques que le tracé TGV sur terres agricoles n'a pas été retenu. C'est tout simplement parce que les grandes villes côtières de Marseille à Nice ne voulaient pas rester en dehors d'un projet à grande vitesse. Et ce sont les villes qui ont gagné contre une vision régionale où le maître mot est toujours le même "désenclaver".

​Tous les "déménageurs" du monde, n'ont que ce concept à la bouche...

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