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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 06:29

Dans un précédent article, j’avais dit combien la Cop 21 avait été une réussite sur le plan de la participation internationale, mais combien légitimement on pouvait douter des résultats d’un accord non contraignant.

Mes doutes se sont encore renforcés, suite à l’élection de Donald Trump aux USA.

Cependant une partie des businessmen du monde pense que Donald Trump va finir par se rendre compte que « le développement durable » peut-être une manne économique, à coup d’innovations technologiques et d’interventions juteuses dans de grands projets environnementaux.

Bref, qu’il prenne conscience qu’il existe un « capitalisme vert » rentable et pas nécessairement durable, en tous les cas pour la nature, et tout ira bien.

 

Mais revenons-en à la Cop 22.

Celle-ci se déroule dans un pays qui n’est pas un modèle dans le domaine de la gestion environnementale.

La question de l’élimination des déchets est une véritable catastrophe sanitaire, même si les « cimentiers » du pays, jurent que les déchets brûlés dans leurs fours ne produisent pas de composés organiques volatils dangereux.

On sait que ces procédés, même chez nous, ne sont pas des modèles de gestion éco environnementale, et au Maroc, les familles qui jouxtent les cimenteries sont toutes malades. Le corolaire ?  La fuite des populations et des jeunes en particulier.

 

Où l’on retrouve tous les manques de la Cop 21.

1° L’accord de Paris ne doit être effectif qu’à partir de 2020.

Donc l’étape marocaine est une toute petite étape, toujours non contraignante.

2° Or depuis Paris la concentration de CO2 continue de grimper à 400 parties par millions alors qu’il faudrait redescendre d’urgence à 350 millions pour maintenir l’augmentation de température (moyenne) à 1,5°.

Et depuis que l’on mesure les évolutions de température l’année a été la plus chaude. L’urgence est donc au quotidien, et les délais prévus pour les applications minimales ne répondent en rien à cette urgence.

 

3° Or les signataires de l’accord, se sont donnés comme date de mesures et donc de corrections des émissions : tous les cinq ans.

Imaginons quelqu’un qui étouffe et qui serait analysé, mesuré, sans intervention alors que la mort approcherait à grand pas. Il semblerait que nous soyons dans cette situation lorsque l’on apprend qu’en trois ou quatre décennies 50% des animaux vertébrés auraient disparu.

 

4° Il était prévu de manière volontaire, des contributions des Etats pour un montant de 200 milliards d’ici 2020. Or l’OCDE parle de 64 milliards, sans qu’il ne soit possible de savoir la vérité tant il n’existe pas de transparence dans ce domaine.

 

5° Les pays du Nord (les plus pollueurs et de loin) ne sont pas d’accord avec les pays du Sud (les moins pollueurs).

Les pays du Nord. Ils privilégient les actions qui seraient génératrices « d’affaires », comme la vente des technologies vertes qui posent toujours problème quand à l’émission de gaz à effets de serres, lors de leurs constructions (bilan énergétiques négatifs).

Les pays du Nord préfèrent « modifier » les modes de cultures agricoles en les rendant de moins en moins naturels, grâce à des technologies juteuses pour les fabriquants.

Et c’est là que l’on retrouve l’espoir que Monsieur Trump, saura s’en rendre compte.

 

Les pays du Sud. Ce sont les plus touchés par le changement climatique et l’augmentation des températures.

Eux demandent des mesures fortes d’adaptations pour les populations qui n’ont pas les moyens directs de pallier à cette accélération qui les ruine

Par exemple, pour la plupart de ces pays, c’est la question de la survie des agricultures locales qui est en jeu.

Or l’accord de Paris a «oublié » cet aspect fondamental pour la survie d’une grande partie de l’humanité. Cela aurait gêné les grands producteurs industriels des pays du Nord.

Dans ce domaine le Maroc tape du poing en cherchant à adapter l’agriculture telle qu’elle existe aux nouvelles conditions. Mais…

 

Nous sommes mal partis et nous aurons bien des difficultés pour infléchir ces tendances lourdes financières, technologiques, qui pour l’instant dominent le monde.

En effet, les lois accompagnent cette approche « non naturelle » et l’on voit ce que cela donne dans le cas de « Notre Dame des Landes ».

Les lois sont faites par ceux qui ont « intérêts » à ce qu’on les applique.

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Published by Edgar MALAUSSENA - dans Société et Environnement
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