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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 16:10

 

Régionales 2010  

Rapports de forces et d’alliances.

Se concentrer sur les contenus programmatiques ?

Se référer à la calculette ?

 

 

 

 

S

uite aux résultats des élections européennes, et en tenant compte du prisme déformant de l’abstention, une discussion sereine a lieu au sein du Parti de Gauche des Alpes-Maritimes et au niveau national.

 

Selon nous, l’important est de se concentrer sur le socle « Socialisme-Altermondialisme-Ecologie » desquels devraient découler nos alliances pour les Régionales de 2010, tout en prenant en compte les rapports de forces mathématiques.

 

Savoir évaluer un bilan de 12 années dans le cadre des « compétences régionales ».

Il apparait, aussi et ainsi, qu’il faille faire retour sur ce qu’a réalisé la REGION PACA pendant 12 ans pour donner un avis ou des avis sur ses actions qui nécessairement révèlent des « compromis » entre les différentes composantes de la majorité régionale.

Certains souhaitent que nous mesurions ce qui n’a pas été réalisé par la Région PACA durant ces 12 années. Nous en sommes tout à fait d’accord. Le tout étant de savoir ce que nous aurions voulu voir réaliser afin de démontrer les carences et les absences éventuelles.

Evaluations et perspectives.

Pour cela un retour en arrière permettrait de procéder non seulement à des évaluations partielles mais aussi d’ouvrir des perspectives de programme et d’actions.

Cela ne peut se faire que dans le cadre des compétences que la Région gère, sachant qu’il existe :

Ø     Des compétences obligatoires.

Ø     Des compétences choisies.

Nous trouverons, par ailleurs, un récapitulatif technique de ces diverses compétences réalisé par Séloua Ghazouane.

 

Le printemps des Lycées 2008

Un exemple de diversité et d’union.

 

A la tribune, de gauche à droite : panel des élus régionaux PACA :

Ø     Verts.

Ø     Altermondialisme et Ecologie,

Ø     PS.

Ø     PC

 

Défendre les services publics partout et surtout en montagne

 

Régionales. Comment avaient été négocié le programme entre les divers partenaires en 2004 ?

 

L’alliance était qualitative dans la mesure où :

a)     Le programme avait été discuté et négocié avec le PS, le PC, Les Verts, Les radicaux, le MdC dans chaque département.

b)    La somme de toutes ces négociations avait engendré le « programme régional ».

c)      Dans chaque département, chaque parti avait distribué son propre document afin de mettre en exergue sa spécificité.

d)    Les accords et les désaccords avaient été notés et les différentes formations avaient pu voter comme elles l’entendaient au cours du mandat.

 

e)     Sur 123 élus, les partenaires de la majorité régionale disposent de 73 élus.

Le PS et apparentés disposait de 38 sièges, les communistes de 19, Les Verts de 12, les radicaux de 3, le MdC de 1. Le PC et Les Verts étaient « sur représentés ». Ainsi les partenaires du PS additionnés représentaient : 35 sièges. La majorité étant de 62, le PS était dans l’obligation de composer avec les différents partis de la majorité.

f) Par éclatements successifs Les Verts sont tombés à cinq élus, plus un rentrant en cours de mandat.

Trois sont passés au PS, deux au MODEM, deux ont créé Altermondialisme et Ecologie. Un des deux Altemondialisme et Ecologie a adhéré au Parti de Gauche.

 

 

Gérard et Edgar, en conférence transport.

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Le contenu devrait primer sur la forme et la « surface » des alliances.

 

a) La bonne méthode consisterait donc à se concentrer sur les contenus programmatiques et à les comparer avec ceux de nos éventuels partenaires avant de décider quoi que ce soit en termes d’alliances.

 

b) Il apparait que ce n’est pas ainsi que les différentes composantes de la majorité régionale vont procéder.

Il existe des volontés délibérées des uns et des autres (sauf du PS et quid du PC ?) de promouvoir d’abord les différences idéologiques et éventuellement programmatiques afin d’imposer un certain nombre de sièges à ses partenaires et donc un rapport de force qui aboutirait, sans doute, sur un rapport d’alliance de deuxième tour.

 

Cela se comprend.

En effet, les rapports en « sièges » lors d’alliances de premiers tours, dépendent de résultats obtenus à des élections antérieures.

Par exemple les élections européennes.

L’on sait maintenant que chaque élection est spécifique et que les électeurs distinguent de plus en plus ces spécificités.

Il n’est donc pas anormal que chacun puisse se compter dans un premier tour au régionales, même si cela peut comporter des risques de cohésion programmatiques.

De plus, sur le plan programmatique, un changement de rapport des forces imposerait probablement des réorientations, sachant cependant que celles-ci ne peuvent s’exprimer que dans le cadre des compétences dévolues à la Région.

En effet, la Région ne dispose pas de pouvoirs législatifs et ne peut influer sur le cours des évènements que sur des thématiques déterminées par la loi.

 

 

Exemple : Revenir à une véritable politique de gestion des déchets reléguée par la Région sous l’impulsion des Verts à la portion congrue.

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Les résultats automatiques de la stratégie de la différenciation.

Le problème est donc de savoir si ces tactiques seront dynamiques et permettront à la fois de disposer d’un programme majoritaire cohérent (réalisé entre les deux tours) et de gagner contre les droites réunies (au deuxième tour).

Et dans cette option que se passerait-il si le MODEM était en position d’arbitre pour le deuxième tour ?

Il vaudrait mieux se poser la question « avant », plutôt que se trouver devant un dilemme lors des résultats du premier tour.

 

 

A NOS DISCUSSIONS.

Les compétences de la Région. Les compétences spécifiques déterminées par la loi sont :

·         Lycées. La construction, la réhabilitation, l’entretien, l'équipement et le fonctionnement, l’accueil, la maintenance et la restauration scolaire dans les lycées ;

·         La formation professionnelle, y compris les formations des travailleurs sociaux, des infirmières et des infirmiers, l’apprentissage ;

·         Le développement économique ;

·         Le transport régional des voyageurs (notamment TER) ;

·         L’aménagement du territoire.

Cela signifie que pour chacun de ces secteurs, le Conseil régional décide, agit, finance.

La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur a choisit d'intervenir de façon volontaire dans d’autres domaines. Il s’agit de la culture, de la jeunesse, du sport, de l’environnement, de la recherche et des université, de la santé-solidarité, la coopération méditerranéenne et internationale et de la politique de la ville, les déchets.

Loi de décentralisation

C’est l’article 59 de la loi de 1982 qui définit les champs d’intervention des Conseils régionaux.

« L’institution régionale a compétence pour promouvoir le développement économique et social, sanitaire, culturel et scientifique de son territoire et pour assurer la préservation de son identité, dans le respect de l’intégralité, de l’autonomie et des attributions des Départements et des Communes».

 

Séloua Ghazouane

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Published by Edgar MALAUSSENA - dans Vie de la Région PACA
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