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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 12:00

 

 

Le Jeudi 5 novembre 2009

 

Discours d’Edgar Malausséna

Conseiller Régional Provence-Alpes Côte d’Azur.

Président de l’Agence Régionale Pour l’Environnement
 

Mesdames, Messieurs,

J’ai le grand plaisir aujourd’hui, en tant  que

Ø      Conseiller Régional Provence-Alpes Côte d’Azur.

Ø      Président de l’Agence Régionale Pour l’Environnement

de représenter l’ensemble de mes collègues de la majorité du Conseil Régional et bien sûr son Président : M. Michel Vauzelle.

 

 Sans-titre-copie-1.jpg

La Région a décidé de travailler de manière :

Ø      collective,

Ø      participative

Ø     en nous décentralisant sur les territoires régionaux dans les ateliers suivants :

 

      Le jeudi 15 octobre à Ghorges nous avons développé le thème suivant : « Comment passer des conflits d’usages à des règles communes de partage de la ressource en eau ».

      Le jeudi 15 octobre à Gémenos, nous avons traité « La préservation de la biodiversité : quelle trame bleue à l’horizon 2030 ».

      Le jeudi 29 octobre à Gréoux Les Bains, le thème abordé était : « Qualité de l’eau, quels nouveaux défis pour demain ? ».

 

Nous pouvons déjà disposer sur le site de la Région des programmes détaillés des ateliers qui se dérouleront

      Le 12 novembre aux Taillades,

       Le16 novembre à St Raphaël,

       Et aujourd’hui nous traitons ensemble le thème :

« Quelle stratégie pour quelles ressources à l’horizon 2030 ».

 

Je tiens à rappeler la démarche de la Région :

Ø      Il s’agit, pour elle, d’être en situation d’écoute et de respect vis-à-vis de ses partenaires.

Ø      Il ne s’agit pas de faire comme si la Région était en capacité de répondre à tout, dans l’instant, sans avoir pesé tous les apports de la totalité des ateliers.

Ø       Sinon pourquoi avoir organisé cette large consultation ?

C’est, donc, lors du forum du 17 décembre 2009  que sera présenté une synthèse et des orientations.

 

La démarche régionale.

Cette démarche, cette humilité régionale, ne veut pas dire bien sûr que la Région n’a aucune idée et aucune ambition en la matière.

Vous avez, sans aucun doute, pu vous en rendre compte dans les précédents ateliers.

Le but avoué de la Région est de :

Construire, dans un cadre participatif, une politique régionale de l’eau.

Nous voulons mettre au point :

Ø      Un schéma régional de la ressource en eau.

Ø      Tout en rappelant qu’il s’agit d’une politique volontaire.

Ø       Et en précisant que si les réformes en cours aboutissaient, cette volonté politique disparaîtrait automatiquement, par le fait de la suppression des compétences générales des Régions.

Nous voulons travailler dans le cadre du : « partage ».

Nous voulons fédérer les initiatives autour d’une gestion de la ressource :

Ø      Raisonnée,

Ø      Durable,

Ø      Solidaire.

 

Pourquoi cette ambition ?

N’oublions pas que la région PACA dispose maintenant de grandes responsabilités en la matière, surtout après :

Ø      Le transfert des ouvrages de la Société du Canal de Provence.

Ø      Les potentialités de transfert du Domaine Public Fluvial.

 

Nous nous devons de remercier nos partenaires :

Ø      N’oublions pas, non plus, le rôle de l’Agence de l’Eau qui soutient fortement la Région dans ce travail.

Ø      C’est à travers le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des eaux que nous avançons.

Ø      Ce schéma a été approuvé  par le Comité de bassin le 16 octobre dernier.

Ø      Ce schéma a pour buts :

o       Lancer une démarche prospective.

o       Atteindre dès 2015 le bon état de l’eau et des milieux aquatique.

 

Ø      Regrettons cependant que la démarche initiée par l’ARPE, à savoir donner un statut juridique aux structures publiques de gestion des milieux aquatiques, a été refusée par une majorité de Sénateurs.

Ø      Mais nous sommes têtus en matière de services publics, et nous formulerons la proposition autant de fois qu’il le faudra.

 

La Région est donc bien dans son rôle d’animatrice quand elle :

Ø      Préconise la consolidation des connaissances à ce jour.

Ø      Souligne les enjeux concernant la ressource.

Ø      Repère les usages et les modes de gestion.

 

Il s’agit donc de capitaliser tous les apports, sachant bien sûr que la Région tient à intégrer tous ces savoirs dans :

Ø      Le Schéma Régional d’Aménagement du Territoire.

Ø      Le schéma Régional de l’Economie.

Il s’agit donc de disposer in fine :

Ø      D’un outil d’aide à la décision.

Ø      D’un document de référence et d’orientations.

o       Ce document se doit de mettre en perspective :

§         l’action des différents acteurs,

§         leurs attentes,

§         leurs responsabilités.

Vous l’aurez compris, la Région entre donc dans le cadre de l’anticipation, après des années et des années de gestion qui ne parvenaient pas à régler la question centrale, à savoir :

Ø      Quelle sera l’utilisation prioritaire de la ressource en eau ?

Ø      Comment répondre aux différents usages de celle-ci ?

Ø      Comment prendre en compte les évolutions de ces usages ?

Ø      Comment s’insérer dans les évolutions :

o       Climatique,

o       Démographiques,

o       Economique,

 

Les questions qui pourraient émerger sont peut-être les suivantes :

Ø      Peut-on répondre à tous les usages, et non pas comment ?

Ø      Doit-on répondre à tous les usages, et non pas comment ?

Ø      La question du « comment » est-elle compatible avec justement :

·        Une gestion de la ressource :

Ø      Raisonnée ?

Ø      Durable ?

Ø      Solidaire ?

 

Répondre à ces questions maintenant, serait trop ambitieux, trop précipité, et mettrait à mal la démarche participative et convergente, mise en place à ce jour.

 

Pour l’instant, les ateliers de cet automne sont axés sur :

-         les principaux enjeux du Schéma de la Ressource,

-         l’apport des contributions qui permettront,

de progresser sur le sujet, et ce en rapport avec les bureaux d’études  que sont :

Ø      Sogréah,

Ø      L’Office International de l’eau,

Ø      La Maison régionale de l’eau.

 

Et dans ces ateliers d’automne, se situe l’atelier d’aujourd’hui qui aborde la question essentielle de :

Ø      La prospective,

Ø      L’évaluation des ressources mobilisables,

Ø      Le respect de cette ressource et donc de notre environnement.

 

Nous constatons dès l’abord au moins deux contradictions :

Ø      La Provence Alpes Côte d’Azur est un réceptacle des eaux des grands bassins versants.

Ø      La ressource en eau peut donc paraître abondante.

Or :

Ø     Cette abondance n’est pas évidente en milieu rural, surtout en montagne méditerranéenne.

Pourquoi ? Parce que l’essentiel :

Ø      des aménagements hydrauliques,

Ø      des adductions en eau brute et potable,

Sont à la base :

Ø      Du développement urbain,

Ø      Du développement touristique,

Ø      Du développement industriel (hydroélectricité).

Et que l’agriculture a du partager avec ces développements.

 

Il y a donc obligation de transferts d’un secteur à un autre, et c’est peut-être là que la plus grande difficulté se joue.

Et cette difficulté est doublée par les perspectives découlant :

Ø      Du changement climatique.

Ø      De l’accélération forte de la démographie sur la majorité des territoires relativement facile à habiter.

 

Une deuxième contradiction est nettement repérée :

Nous disposons de :

Ø      Territoires sécurisés : en Basse Provence du fait du transfert des eaux.

Ø      Territoires non sécurisés : les territoires alpins commencent à connaître des situations de rareté de l’eau.

o      Et là encore nous retrouvons la question :

§         Du réchauffement climatique,

§         Du changement des pratiques des consommateurs d’eau.

 

Nous pouvons donc déjà résumer tous ces éléments énoncés :

Ø      La gestion de l’eau est une question stratégique.

Ø      La gestion de l’eau est thématique transversale.

Ø      La gestion de l’eau est indissociable de l’aménagement et du développement de nos territoires, et du territoire régional.

Ø      La gestion de l’eau est indispensable au maintient durable des différents cadres de vie régionaux.

 

On ne peut pas parler de politique environnementale sans aborder la question :

o       De la ressource en eau.

o       De la gestion « publique » de l’eau.

o       Du retour à la gestion « publique » de l’eau.

On ne peut pas parler de politique environnementale sans aborder les questions centrales de la sensibilisation à :

Ø      La gestion « économique » de l’eau.

Ø      La gestion de l’énergie issue de la ressource en eau.

 

Or, nous disposons d’un modèle de sensibilisation assez efficace.

Ø      Nous avons su aborder la question de l’énergie de manière globale et en même temps locale.

Ø      Nous avons su aborder la question de l’énergie même si nous ne disposons pas encore de l’outil de l’empreinte écologique.

Il nous faudra donc réaliser probablement les mêmes efforts, afin de retrouver les fondements :

Ø      D’une culture méditerranéenne oubliée.

Ø      D’une identité territoriale, liée à la problématique de la ressource en eau.

 

Il nous faudrait aussi :

Ø      Nous pencher sur les contextes locaux.

Ø      Repérer les ressources alternatives :

o      Eaux souterraines,

o      Eau usées (arrosages d’espaces verts, ou de golfs…),

o      Dessalement,

 

Sans une fois encore aboutir à des pillages, à des épuisements, à des impasses, qui seraient liés à :

Ø      Une insuffisance de réflexion.

Ø      Une problématique du profit de court terme,

Alors que les questions environnementales fonctionnent toujours sur le long terme.

 

Dernier point :

Il nous faudrait probablement positionner des politiques très fortes concernant :

Ø      Le devenir d’une politique économique qui tiendrait compte de la problématique de la rareté de la ressource.

Ø      Le devenir de l’agriculture dans ce contexte, sachant que l’agriculture raisonnée, biologique :

o       Pourrait participer fortement au respect de l’environnement,

o       Pourrait participer fortement à des politiques locales centrées sur l’écodéveloppement.

Cette réflexion sur l’agriculture et la ressource, dépasse bien sûr les frontières de la Région PACA.

 

C’est pourquoi, nous pensons que pour répondre à ces défis de long terme, nous devrions aboutir à la question suivante :

Quel modèle de développement faut-il encourager sur nos territoires ?

Comment concilier, ou peut-on concilier :

Ø      Le maintien d’une agriculture méditerranéenne de qualité ?

Avec :

Ø      Le développement continu de l’urbanisation ?

Avec :

Ø      La préservation de la qualité des milieux aquatiques ?

 

Nous aurons maintenant à nous répartir sur les différents ateliers, sachant que tous les élus ne pourront pas rester sur les lieux jusqu’à la synthèse de la journée.

 

Mesdames et Messieurs, au nom de la Région je vous souhaite une fructueuse journée.

 

 

 

 

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Published by Edgar MALAUSSENA - dans écodoveloppement
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