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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 06:04

Je trouve ce document très intéressant et je souhaite vous le faire partager bien que je ne sois d'accord avec tout.

E. Malausséna

EELV, l'échec présidentiel !

 

par Eric Bélistan, jeudi 16 février 2012, 18:03 ·

 

 

 

Comme une maladie chronique comparable à l'allergie, comme ce satané pied de lit dans lequel on se prends une fois de plus le petit doigt, les écologistes ratent l'étape présidentielle.

Avec ou sans accord, rien n'y fait, c'est la même chose.

Y a-t-il une explication rationnelle à cela ?

Oui !

Et sans doute faut-il aller fouiller dans notre culture commune où la lumière de nos idées, tels des phares dans la nuit, va jusqu'à aveugler nos esprits les plus éclairés.

 

L'élection présidentielle française est une étape particulière qui caractérise parfaitement l'état de nos institutions.

Une structure pyramidale où le rôle du chef suprême reste prépondérant. Un archaïsme de notre démocratie, hérité des temps anciens où le « bon peuple de France » devait avoir le ventre plein avant d'avoir l'esprit instruit.

Et si, diantre, les greniers étaient vides, ce n'était pas la faute de ses seigneurs, ni aucunement la sienne.

Mais bien celle de cet ennemi de l'extérieur sournoisement tapi dans l'ombre qui fomente complots sur complots et contre lequel nous nous devons préparer la riposte expiatoire.

Et, aujourd'hui, à EELV de contester par toutes ses idées, cet héritage malsain, méprisant et méprisable.

De vanter les mérites du fédéralisme, de l'esprit coopératif et de nous dire « le consensus est la règle » et, au pire, c'est « un homme, une voix » !

De considérer donc, qu'à priori, prêter confiance à l'autre et en sa capacité de définir, en toute autonomie, ce qui est bon pour lui et ce qui ne l'est pas, est la bonne voie.

Bref ! De croire en l'humain.

Mais de nous aussi, et dans le même temps, d'ignorer une simple réalité: Nous ne sommes pas au pouvoir !

Une petite étape insignifiante que nous négligeons souvent tant nous sommes persuadés que le nouveau siècle des lumières que nous portons est inexorablement en marche comme d'autres croient encore à « l'auto-régulation » du marché.

 

Le présidentiable...mais qu'est-ce donc que cela dis-donc ?

Tel le cancre invétéré enfilant les habits du bon élève, espérant acheter les bonnes grâces du professeur pour éviter le zéro pointé, je me tournais vers les anciens pour quémander quelques définitions, confiant en leur propension à tout codifier.

Me plongeant à corps perdu dans leurs textes sacrés, je m'aperçus bien vite de mes limites et, surtout, de mon incapacité à saisir les subtilités de la langue « verdevert », mélange de « rongorongo », de cyrillique et de code des impôts.

N'y tenant plus, je reportais alors mes espoirs vers le dictionnaire EELV fraîchement publié. Ouvrage fabuleux et mémorable existant, au choix, en deux versions : « Le petit Rovert » ou « Le Labrousse illustré ».

Avide de savoir, j'arrivais enfin à la page 347 pour finalement me « Crasher » sur la définition du mot Présidentiable : « La définition n'ayant pas fait consensus et le vote entre les pour, les contres, les abstentionnistes et les NPPPV  n'ayant rien donné, nous nous accordons cependant à vous proposer un exemple illustrant l'attitude significative d'un adhérent EELV lorsqu'il est confronté au terme suscité : Étonnement soudain et incontrôlé, comparable à celui d'une poule découvrant au petit matin, en son enceinte, un objet non identifié, brillant mais non comestible. »

Présidentiable, n'en déplaise à certains et à moi le premier, n'est pas une notion dont nous avons pris à EELV la pleine mesure.

Et nous pouvons d'autant plus nous en étonner que nous avons souvent la prétention de mettre l'humain au centre de nos préoccupations.

Humanisme, humanité, être humain...que ne projetons-nous pas de valeurs idylliques sur l'humain.

Mais que sommes-nous aveugles sur ses réalités.

N'avons-nous pas ici tendance à exagérer le meilleur tout en mettant le pire sous le tapis ? Et tiens, puisqu'il s'agit de politique, ouvrons un peu la fenêtre pour prendre l'air du temps présent sans avoir peur des froideurs de l'Hiver...

Et donc, dans l'ordre, F. Hollande, N. Sarkosy, M.Le Pen, F.Bayrou...JL.Mélanchon...E. Joly, D.De Villepin...

Et, hop !

Un petit Poutou. Oui ! Le constat est sans appel, nous en sommes bien là !


Et le Programme, les idées ?

(Heu...avant d'y répondre, convenons entre-nous d'éviter la question qui fâche : « Combien des nôtres ont lu notre programme ? », histoire de continuer à regarder la paille dans l'œil du voisin plutôt que d'éviter le Pin Laricio qui se dresse là, juste en face). Osons une estimation pour être à la mode : 5% telle est la mienne. 5% des français lisent le programme des candidats.

Les idées, les discours ? Une fourchette : Entre 7 et 11%.

Et cela sans aucune garantie contre l'oubli définitif consécutif aux quelques coups de l'inévitable objet du diable qu'est la « zapette ».

Navrant hein ?

On peut il est vrai se désoler indéfiniment sur l'incroyable légèreté de l'être français. Mais surtout garder à l'esprit qu'il s'agit bien là d'êtres humains. Qui plus est, de citoyens avec droit de vote.

 

Et bien alors de quoi s'agit-il ?

Il s'agit assurément d'un concept qui dépasse les mots et les idées posées.

Il y va de l'intonation de la voix et de la gestuelle et, au-delà, de l'incarnation.

D'un rapport quasi-subliminale avec le citoyen qui parle jusqu'en son intimité propre. Incarner donc, une histoire, celle de la France et en même temps un cheminement personnel.

Une conscience haute du présent tout en étant proche du quotidien de DD, l'épicier du coin. Et enfin de porter en soi un avenir ambitieux et rassurant à la fois, où l'art subtil consiste à inviter le commun à prendre le risque d'embarquer, le sourire aux lèvres, pour une croisière à l'itinéraire incertain qui n'évitera pas cependant une succession d'ouragans tumultueux avant de rencontrer le moindre rayon de soleil.

 

So What ?

S'agit-il au final de lancer nos plus fins limiers à la recherche du chaînon manquant ? D'ailleurs s'agit-il d'une question de personne ?

Certes, en partie. Mais pas uniquement.

En ce qui nous concerne nous ne manquons pas de personnalités de valeur au sein d'EELV capables, au prix, il est vrai, d'une longue préparation, de répondre parfaitement à l'appel. Il me semble qu'il s'agit plutôt pour la majorité d'entre-nous d'un simple rejet culturel.

D'un refus de voir de ce que sont les institutions de notre pays aujourd'hui, de leurs mécaniques et d'en tirer toutes les conséquences pour arriver à mettre en œuvre nos idées. Il y va aussi d'une surdité, plus ou moins volontaire, d'entendre le cheminement délicat qui conduit chaque citoyen à faire son choix présidentiel derrière le rideau et face à l'urne. Compliqué ? Oui et non !

Il suffirait de commencer à regarder juste là, lorsque nous aussi nous sommes en situation de l'être...citoyen.

 

En l'état de ce cheminement très personnel que j'ai l'outrecuidance de mettre en partage ici, il me vient pour conclure une idée, légèrement teintée d'optimisme en ces redoux naissants (pardonnez-moi d'habiter Nice) et répondant là, en ces points, à ce que nous pouvons faire dés à présent et pendant les cinq ans qui viennent : Puisque c'est culturel...cultivons-nous 

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Published by Edgar MALAUSSENA - dans EUROPE ECOLOGIE
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