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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 03:20

Une des grandes caractéristiques du système économique français, issu du programme du Conseil National de la Résistance, même s’il fut incomplet, et même s’il ne fut pas appliqué intégralement, fut de permettre la  cohabitation de secteurs bien différents :

-         Un secteur privé capitaliste puissant.

-         Un secteur public d’Etat fort et souvent monopolistique.

-         Un secteur intermédiaire (tiers secteurs), marchand et non marchand, composite.

 

A) Le secteur privé capitaliste puissant. Celui-ci est très hétérogène puisqu’il comprend à la fois :

-         Les multinationales à dominante étrangère.

L'assemblage de l'Airbus A380 à Toulouse.

 

Description de cette image, également commentée ci-après-         Les grandes entreprises nationales.

-      Les grandes entreprises européennes.

-         Les petites et moyennes entreprises.

-         Les très petites entreprises.

-         Et maintenant les auto-entrepreneurs.

Evolutions :

1° Les multinationales à dominante étrangères ont maintenant fait de la France le second pays européen (après le RU) pénétrés par ces capitaux. C’est ce secteur qui procède prioritairement aux implantations et délocalisations.

2° Les pme et tpe : principales pourvoyeuses d’emplois, perdent progressivement leur dominance en ce domaine et souffrent de la crise prolongée du système en place.

Métier Carrossier

3° Le système artisanal qui croule sous les charges.

4° Les commerces de proximités qui reculent en raison des prix de revients et de ventes ne supportant pas la concurrence des grandes enseignes.

3° La jungle des auto-entrepreneurs devient un véritables paradis fiscal de l’emploi, avec l’intérim.

 

B) Le secteur public d’Etat fort et souvent monopolistique.

Ce fut l’une des grandes caractéristique du système français jusqu’aux nationalisations de 1981.

Ce système est mis à mal par les libéraux et recule partout dans le monde et tout particulièrement en France.

Evolution :

Les grands pans de ce secteur passent au privé.

 

C) Le secteur intermédiaire (tiers secteurs), marchand et non marchand, composite.

Ce secteur est souvent appelé : Economie Sociale et Solidaire.

-         Mutuelles.

-         Coopératives (très diverses). Représentent environ 10% de l’économie française.

-         Les associations marchandes et non marchandes.

Evolutions :

Les règlementations les concernant se durcissent en précisant les règles marchandes.

De nouvelles lois européennes et françaises, reconnaissent ces secteurs et leur permettent de disposer de financements publics sous des conditions précises.

 

Quel sont les secteurs le plus en danger ?

Les secteurs les plus en danger sont :

v Le système associatif social subventionné, par diminution drastiques des aides au fonctionnement.

Le remboursement de la dette, permet à l’Etat de réaliser des économies, en direction de ce secteur.

Ses financements sont, aussi, en danger dans le cadre de la négociation transatlantique dont les aides pourront être considérées comme des actes faussant la concurrence (voir mon dernier article sur mon blog).

v   Les artisans, commerces et hébergeurs de proximité qui se trouvent inclus à l’intérieur du secteur du petit capitalisme marchand.

Ceux-ci subissent une double concurrence : 

A) Concurrence par le haut :

 -   Grandes surfaces.

 -   Grandes enseignes délocalisés (ex les Vival).

 -    Les vendeurs itinérants et ambulants (selon les cas)…

 -    Les grands vendeurs de vacances.

Pour l’instant les petits hébergeurs profitent de législations très souples et ne sont pas en régression. Mais il semblerait que ce ne soit que partie remise (voir la nouvelle législation TVA sur les accueils hippiques qui n’est qu’un avant goût de ce qui va se produire).


B) Concurrence par le bas :

- Travail au noir ou dissimulé.

- Les auto-entrepreneurs.

L’auto-organisation d’échange de biens et de services.

Celle-ci se comprend fort bien dans le cadre de la crise, où l’échange permet de mutualiser des moyens et des savoirs faire qui bien gérés sont importants.

Elle crée une mentalité nouvelle. Ce ne sont pas donc des actes gratuits et bénévoles puisque l’échange, est mesuré.

Mais comme toujours, tout acte à son revers, et il apparait que des petites activités marchandes de proximité pourraient être touchées, si ce système d’échange prenait de l’ampleur : petits paysans, métiers locaux itinérants (coiffure), aides sociales et ménagères…

 

Mesure compensatoire : la monnaie locale ? Une des manières de ne pas pénaliser les activités marchandes de proximité c’est d’introduire aussi et à terme la « monnaie locale » qui permet à celle-ci de fixer l’achat de produits et de services sur le périmètre où s’installe l’auto-organisation d’échange de biens et de services.

Sans cette compensation marchande locale, ce système d’échange peut se conjuguer avec d’autres pour nuire au développement ou au maintient local endogène du secteur marchand de proximité.

 

Donc, le système d’échange est intéressant s’il est en même temps capable de mesurer son impact sur l’activité locale de proximité.

Si ce n’est pas le cas : deux dangers.

1° La disparition pure et simple du système d’échange comme à Puget-Théniers.

2° L’entrée en conflit avec le milieu économique de proximité.

Ne pas mesurer cela, peut amener à des conflits importants et à une opposition frontale avec les secteurs que les élus locaux, en tous les cas certains, défendent avec acharnement.

Ainsi :

Créer du nouveau, c’est d’abord mesurer la complexité des formations sociales dans lesquelles on se meut.

C’est la condition probablement nécessaire pour créer durablement du lien social.


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Published by Edgar MALAUSSENA
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