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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 05:29

Message d’Edgar Malausséna Maire

de Villars/Var

à l'occasion du 11 novembre.


Les vérités sur la guerre de 1914 ont été longues a émerger

 

Mesdames, Messieurs, chers amis,

Evoquer la première guerre mondiale est à la fois un moment de recueillement et un moment douloureux, car pour tous ceux ici qui ont connu un grand père ou un grand oncle qui ont fait la guerre, les souvenirs ressurgissent du fond de leur mémoire en ces occasions.

 

Pour les jeunes générations, c’est moins facile de faire acte de mémoire et aussi peut-être  moins douloureux.

En effet, connaître cette terrible époque à travers des livres d’histoire et à travers des films n’a pas la même résonnance affective, surtout que depuis est venu se greffer la deuxième guerre mondiale, avec la barbarie nazie qui leur est quand même plus proche.

 

Chers amis,

La commémoration du 11 novembre 1918 a beaucoup évolué depuis 1918, date à laquelle l’Allemagne signait l’armistice.

En effet, pendant longtemps les autorités avaient célébré seulement :

le patriotisme français,

le sacrifice volontaire des soldats,

la volonté des femmes de remplacer les hommes au bureau, l’usine et surtout à la campagne, car à cette époque la France était : rurale et paysanne.

 

Et puis petit à petit ces commémorations sont devenues plus humaines, plus proches des souffrances des combattants.

° On s’est souvenu, qu’en face, dans les tranchées ennemies, il y avait :

des jeunes gens,

des pères,

des anciens,

qui eux-aussi souffraient et étaient victimes de la folie de dirigeants qui voulaient se partager les colonies dans le monde et n’hésitaient pas à déclencher des hécatombes épouvantables.

° On s’est souvenu, aussi, que beaucoup de soldats venaient de l’Empire colonial de la France, et qu’ils découvraient pour la première fois ce pays où ils allaient laisser leur vie.

° On s’est souvenu que beaucoup de soldats, aussi bien français qu’allemands avaient souhaité ne plus se battre et avaient fraternisé pour ensuite être punis et même fusillés pour rébellion et défaitisme.

° On s’est souvenu de tous ces hommes revenus sans jambes, sans bras, sans visages pour qui la vie d’après guerre était devenue un enfer.

° On s’est souvenu des difficultés des régiments du Sud de la France qui avaient du subir des accusations d’antipatriotisme tout simplement parce qu’ils étaient marseillais, niçois, corses.

Ces régiments considérés comme peu sûrs étaient systématiquement envoyés en première ligne et leurs pertes furent bien plus grandes que celle des autres régiments.

Justice depuis leur a été rendue.

 

De nos jours, nous avons tous compris que la paix était quelque chose de précaire, surtout lorsque l’on sait que 22 ans après nous subissions une deuxième guerre mondiale.

 

Mesdames, Messieurs, chers amis villarois.

Aujourd’hui est une journée de souvenirs et de reconnaissance.

Voici quelques années nous procédions à la a remise de médaille à notre ami Jeannot Gilli, puis ce fut le tour d’Alfred Aubert.

Cette année, c’est Raymond Delfino qui reçoit les honneurs de tous les villarois ici rassemblés.

 

Cher Raymond,

Tu étais en Allemagne en l’année 1953, lorsque tu partis pour deux ans en Indochine.

Puis en 1955, devant la guerre qui pointait, tu as été rappelé en Algérie, pour y rester moins longtemps car on t’avait décompté les années d’Indochine.

Tu m’as raconté que tu n’avais jamais vraiment eu peur.

Peut-être était-ce du à l’inconscience de la jeunesse ?

Chers Raymond, nous savons que des malheurs ont parsemé ton existence.

Et c’est pourquoi, nous estimons de notre devoir de te décorer aujourd’hui de :

La médaille commémorative d’Indochine.

La médaille commémorative d’Algérie.

 

Reçois aussi, toi l’ancien combattant, nos remerciements pour la fidélité que tu portes à notre municipalité par ta présence en tant que témoins ou en tant qu’élu, à tous les Conseils Municipaux depuis 20 ans.

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Published by Edgar MALAUSSENA - dans Vie locale et animation
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