Images Aléatoires

Mercredi 4 juin 2008
par Edgar MALAUSSENA publié dans : Vie locale et animation
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Mercredi 4 juin 2008

Alpes-Maritimes : Urbaniser !

Nous allons en parler longtemps !

 


Il est utile dans un premier temps de bien expliquer ce dont il s’agit afin d’en tirer des conclusions concernant l’aménagement du territoire, les différentes logiques économiques et environnementales qui président à cette démarche.

 

Région. Vote unanime moins les écologistes.

A la plénière du 4 avril 2008 l’ensemble des groupes politiques, sauf Les Verts, André Aschiéri, Edgar Malausséna, Juliette Chesnel-Leroux, Gérard Azibi s’abstenaient ou se prononçaient contre la mise en place d’un Etablissement Public de Développement concernant l’Opération d’Intérêt National de la plaine du Var. Michaéla Darmont qui venait de quitter Les Verts pour adhérer individuellement au PS, votait pour.

 

Un organisme sous tutelle.

Il s’agira d’un Etablissement Public à caractère Industriel et commercial doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Il est placé sous la tutelle du ministère chargé de l’urbanisme.

Les membres représentent l’Etat dans leur collectivité et non pas leur Collectivité.

Composition de l’Etablissement Public.

Les participants à cet Etablissement Public sont

- La Région avec 3 sièges,

- Le Conseil Général 06 : trois sièges.

- La CANCA : quatre sièges.

- Les Coteaux d’Azur : deux sièges.

- Les communes de l’Estéron : 1 siège.

- CCI, Université, Sophia Antipolis : un collège de 5 membres.

Les communes de Bonson, Gilette, Levens, La Roquette-sur-Var, Saint Martin du Var, Saint Blaise, Le Broc, Castagniers, Carros, Aspremont, Gattières, Colomars, Saint-Jeannet, La Gaude, Nice, Saint Laurent-du-Var.

 

Qu’est-ce qu’une opération d’Intérêt National ?

C’est une opération centralisatrice.

L’Etat prend la main sur un territoire.

Il s’agit de :

-   « Définir un plan stratégique directeur global pouvant être étendu à l’aire azuréenne, ainsi qu’un schéma centré sur le périmètre de la plaine.

-   Créer une charte pour préciser aux porteurs de projets le sens général de la mise en œuvre.

-   Rationaliser la gestion des espaces dans le souci de préserver la qualité environnementale et d’augmenter les capacités de développement dans la perspective de long terme.

-   Limiter le périmètre de l’OIN à la plaine du Var et aux coteaux adjacents jusqu’à leur sommet.

-   Réorganiser les espaces économiques par la mise en place d’un cahier des charges par type d’activité afin d’obtenir un label de qualité environnementale…

-   Mettre en place un dispositif de concertation associant à l’Etat et aux élus locaux les principaux acteurs des projets de développement et affirmant le caractère national du projet.

                           (suite au numéro suivant)


par Edgar MALAUSSENA publié dans : Société et Environnement
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Mercredi 4 juin 2008

Fin octobre, le Commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas, s'est courageusement opposé aux grandes compagnies de l'agrobusiness en proposant l'interdiction de la culture de deux maïs OGM (le Bt11 et le 1507) développés par les firmes Syngenta et Pioneer/Dow.  

Des scientifiques ont en effet démontré que la culture de ces OGM sensés combattre des insectes nuisibles au maïs pouvait provoquer des conséquences graves, notamment sur des insectes non nuisibles du maïs, comme le papillon monarque ou sur des "organismes non ciblés" comme des oiseaux. Récemment, il a également été prouvé que les écosystèmes aquatiques pouvaient aussi être affectés.

Si la proposition de Dimas était adoptée, il s'agirait d'un véritable tournant. Très favorable aux OGM, la Commission a jusqu'à présent toujours donné son feu vert aux demandes d'autorisation d'OGM Et les autres Commissaires européens, par peur de froisser les puissants intérêts pro-OGM, notamment américains, risquent de s'opposer à l'initiative courageuse de Stavros Dimas. Mais celui-ci vient de confirmer publiquement sa position. « Le risque est trop élevé pour l'environnement selon plusieurs études scientifiques récentes, a indiqué M. Dimas à Bruxelles le 22 novembre. J'envisage de donner un avis négatif pour la demande d'autorisation. ».

Il faut absolument soutenir la position prise par Stravros Dimas, qui, est le premier rejet d'OGM dans l'histoire de la Commission européenne et représente un pas décisif pour une Europe sans OGM.

Une mobilisation massive est nécessaire pour cette opportunité historique. Cap sur les 100 000 signatures. Le plus grand nombre possible d'Européens doivent interpeller la Commission européenne pour que la santé publique et l'environnement priment sur les intérêts de quelques multinationales et que les maïs Bt11 et 1507 ne soient pas autorisés. Pétition :http://write-a-letter.greenpeace.org/33


 

 

 


Les Députés français sur la balance des ….OGM.

 

Depuis plusieurs mois la pression montait, montait

 

En effet d’un côté les anti OGM fort de l’appui de près de 80 % des français, avec sa cohorte d’associations, de partis politique de gauche, des  Verts,    d’Alterécologistes, d’Altermondialistes, d’Associations paysannes et de la « Conf Paysanne»,  des députés de la Majorité prudents ou désireux de faire oublier les foucades sarkoziennes.

 

De l’autre  la  FNSEA,  les  lobbys de l’agroalimentaire, les producteurs d’OGM, les sénateurs et députés de droite en majorité. Et au milieu un gouvernement qui se voulait à l’épicentre de ce séisme.

Finalement un texte affreux qui permet de faire cohabiter OGM et non OGM et qui contredit le principe de précaution inscrit dans la Constitution.

 

La nature se fiche éperdument des textes politiques qui se veulent équilibrés. Elle doit être protégée sous peine de dérèglementation totale, tout comme d’ailleurs le social qui n’en peut plus de subir les dérèglementations libérales.

 

par Edgar MALAUSSENA publié dans : Société et Environnement
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Mercredi 4 juin 2008

N° 1 Avril-Mai 2008 (suite d’Alternative et Ecologie)(suite d                  


 

Espoir et Réalité 

Un article du journal Politis

« Pour une gauche écologiste et sociale.

L'inadéquation entre les formes politiques et les urgences écologistes et sociales est une des grandes affaires de l'époque.

Quand on a 20 ans et mille parutions derrière soi, il est temps de se soucier de son avenir. « Dis, jeune Politis, que feras-tu quand tu seras enfin adulte ? »Mais le développement d'un journal ne suit pas les lois de la biologie. La presse qui nous occupe, et nous passionne, est tributaire d'autres cycles, moins linéaires, qui sont ceux de la politique. C'est en cela que le bilan de Politis peut être intéressant. Il ressemble comme deux gouttes d'eau à celui de la gauche sociale et écologiste ».

De Juquin à Bové

 

« L'éclosion se fait attendre… mais nous sommes bien vivants, et cette résistance a évidemment un sens. Certes, si l'on voulait sourire cruellement à nos dépens, on résume- rait ces vingt ans à deux chiffres,  deux   scores  de

 

candidats que notre journal a soutenus : 1988, Juquin 2,1 %, et 2007, Bové 1,3 %. Arithmétique meurtrière ! ».

Le rappel à la réalité des élections italiennes

« Et, au cas où cette brutale réalité n'aurait pas eu raison de notre instinct de survie, nous pourrions encore invoquer les récentes élections italiennes et l'échec électoral de la toute jeune coalition Arc-en-ciel. Fort heureusement, nous savons que les urnes sont trompeuses et qu'elles ne rendent pas compte fidèlement des évolutions politiques.

M.G Buffet s’interroge-t-elle ?

Ainsi, le Parti Démocrate italien a continué de capter bon gré mal gré les voix de la gauche, alors que lui-même ne se réclame plus ni du socialisme, ni de la social-démocratie, ni même de la gauche. Nous savons que d'autres réalités, qui ne sont pas électorales, sont à l'œuvre au tréfonds de nos sociétés ».

L’espace d’une gauche sociale et écologiste…

Espoir et réalité suite

« En vingt ans, l'espace d'une gauche sociale et écologiste n'a cessé de s'étendre. Cela en raison de l'évolution vers la droite des partis socialistes européens. Un glissement constant et vraisemblablement irréversible qui a son explication économique (l'argent et le pouvoir sont du côté de la mondialisation libérale), mais qui délaisse une part de plus en plus importante de l'opinion.

Parallèlement, la prise de conscience des ravages du capitalisme financier ne cesse de gagner du terrain. Nous sommes tous les jours plus nombreux à comprendre que le monde marche sur la tête.

Que l'appât du gain et des surprofits, qui va de pair avec les hymnes à la croissance, ne fait qu'aggraver la crise. Avec la famine, l'aveuglement n'est plus guère permis.

Bernard Langlois rappelle dans son bloc-notes (voir pages 46 et 47) combien, il y a vingt ans, le discours d'un René Dumont était marginal et paraissait incongru. Il est aujourd'hui, par la force des choses, sur la place publique. Avec sincérité, ou par feinte, le néolibéralisme est partout en accusation.

Le grand paradoxe Or, voilà le grand paradoxe : les forces politiques qui s'interrogent sur la croissance, sur le consumérisme, sur nos modes de vie, sur un autre partage des richesses, et au total sur la remise en cause réelle du néolibéralisme, restent peu audibles.

Nous, citoyens des démocraties occidentales, sommes aujourd'hui en proie à une sorte de schizophrénie. Nous avons pris conscience de beaucoup de choses, mais nous continuons de voter pour des partis politiques qui n'ont rien intégré des leçons récentes de l'histoire, sauf à tenter de les récupérer par une habile communication.

Il y a encore trente ans, au lendemain des Trente Glorieuses, il était facile d'établir des correspondances entre les grandes formations politiques et leur base sociale. Cette lecture est pour le moins malaisée aujourd'hui ».

Nota : la plupart des intertitres sont dus à la rédaction d’Altermondialisme et Ecologie.

 


 

Prendre le temps de           réfléchir sans tabou


Où en sont les   mouvements

Antilibéraux ?

   Anticroissance ?

        Anticapitalistes ?

              Alterécologistes ?

                  Altermondialistes ?

 

 

Cette mouvance, qui se veut à la gauche du PS, se caractérise par une grande diversité.

Ces différents courants refusent la mondialisation capitaliste et financière, mais ne parviennent pas à trouver un « dénominateur commun positif ».

 

Ainsi on peut facilement repérer de véritables  abimes idéologiques entre un adhérent de la Ligue Communiste Révolutionnaire, un adepte de la démarche de la Décroissance, un Alterécolo, un Rénovateur communiste, un Orthodoxe communiste, un Mélanchoniste, un Fabusien…

 

Les histoires de chacun sont différentes, les refus et les positionnements idéologiques partent de thématiques opposées…

 

Ne pas éviter les questions

Nous sommes un certain nombre à nous poser des questions et à évoquer des solutions possibles qui ne satisfont toujours qu’une partie de ceux qui se posent les dites questions.

Mais devant les échecs répétés d’unification de ces différents courants, il devient indispensable  de se poser quelques questions.

Inéluctabilité du productivisme et de l’ultralibéralisme en Europe et dans le monde ?

Question, pourquoi années après années alors que pratiquement tous les pays privatisent, mettent sur le marché privé : l’eau, l’énergie, la santé, l’éducation, l’environnement, seules d’éphémères victoires en négatif, comme le « NON » au Traité Constitutionnel dans deux pays européens, émergent-elles épisodiquement ?

Seuls des pays Sud Américains résistent.

 

Hors du PS point de salut ?

Résultat ? En France le PC, Les Verts, les Radicaux vivent à l’ombre du grand frère qui capte tous les électorats, y compris ceux qui culturellement et économiquement sont en rupture avec le productivisme et l’ultra libéralisme

N’y a-t-il donc pas de bout de tunnel pour ces 15 à 20 %  d’électeurs qui se situent dans le champ de l’alternative, de l’alterécologie et non pas dans celui de l’accompagnement du système ?

 

Rassemblement et Fusion à l’allemande ?

Dans un temps très court et avant les prochaines élections européennes et régionales certains pensent qu’il est possible de rassembler dans un même mouvement : les Comités Unitaires Antilibéraux, les minoritaires de la LCR, les Alterécolos, les rénovateurs du PCF, les « mélanchonistes » et éventuellement des proches de Laurent Fabius.   

Est-ce pour lancer une dynamique permettant de créer une alternative à l’allemande on ne sait ?

 

Mais vu l’émiettement de ces différentes composantes, la solution du rassemblement, et donc la fusion à l’allemande jamais véritablement tentée, semble avoir fort peu de change de réussir, en tous cas, à court et moyen termes.

 

Et d’ici là le bipartisme continuera probablement à se développer en ramenant régulièrement les électeurs soit à l’UMP soit au PS.

Ainsi, beaucoup d’électeurs vont continuer à voter alternativement et certains « par défaut » pour l’un  ou l’autre de ces deux pôles.

 

 

Compromis  territoriaux d’autonomie contractuelle Impossible ?

 

Pas d’option à l’allemande.

Si l’option d’une solution à l’allemande a très peu de chance d’aboutir au niveau national d’ici les européennes et les régionales il aurait été peut-être plus judicieux de travailler à des « compromis territoriaux » sur des espaces plus restreints comme le niveau régional.

 

Pas de plate-forme commune.

Mais, les différentes composantes antilibérales et anti productiviste des différentes Région se révèlent incapables de se rassembler sur une « plate-forme commune ».

Ainsi il ne leur est pas possible de rencontrer de manière concertée les sensibilités du PS proches de leurs analyses ou celles plus éloignées mais capables de mesurer leurs apports alternatifs.

 

Pas d’autonomie contractuelle.

Le but aurait pu être de tenter de réaliser des « compromis politiques » régionaux susceptibles de mettre  en  application  une  partie des options antilibérales et anti productivistes sur les territoires précis de ces dits espaces.

Ce concept déjà éprouvé en PACA permet le rassemblement sur ce qui est commun et de garder la liberté de décision et de vote sur les domaines de divergences.

Compromis et compromissions.

Les « Altermondialistes et Ecologie » au Conseil Régional PACA utilisent ce système qui fonctionne parfaitement. Ces élus n’ont pas voté l’A51, ITER, l’Opération d’Intérêt National de la plaine du Var…

Cette option se révèle elle aussi irréalisable car le « compromis contractuel » semble être compris comme une obligatoire « compromission ».

Ensemencements réciproques.

Si ces « compromis contractuels » avaient été tentés il aurait pu naître alors une démarche plurielle « dedans-dehors » qui aurait ensemencé sans doute toutes les composantes capables de se rencontrer et de discuter pour le plus grand bien de nos territoires, des hommes et de la planète, in fine.

 

Entrer au PS pour créer un courant altermondialiste

et écologiste ?

 

Il existe d’autres hypothèses, entre-autres celle de la rentrée au PS par la petite porte de « l’entrisme », chacun son tour, en fonction des intérêts locaux, des situations locales ou personnelles.

 

Une démarche plus globale avait vu le jour au moment du Front Populaire avec l’exemple célèbre de Marceau Pivert.

Ce qui n’a jamais été tenté c’est d’envisager une démarche officielle de rentrées groupées, en précisant les contours politiques de cette démarche.

 

Avantage ?

Sans doute de disposer de la force d’un grand parti qui renait de ses cendres après ses défaites qui ne sont pas historiques ni définitives, mais qui lui demandent chaque fois une adaptation au monde tel qu’il est devenu et le fait glisser vers le modèle social démocrate européen ce qui n’était pas une fatalité historique en France.

Intervenir réellement et politiquement sur les différents niveaux de la formation sociale dans laquelle on lutte.

Etre en capacité de mettre en place des expériences de gestions alternatives, car ne jamais participer à un exécutif réduit les contestataires à la seule… contestation.

Renforcer les pôles de gauche du PS.

Inconvénients ? Cette démarche nécessite de fortes bases politiques et des capacités à introduire de « l’alternative » dans un parti dont la tradition essentielle des militants est le social classique alors que beaucoup des dirigeants issus des grandes écoles de cette République très inégalitaire s’efforcent de traduire ces aspirations dans le cadre d’un système qui les contredit.

De plus, les luttes de courants ne sont pas nécessairement le reflet de ce qui bouge, évolue, émerge dans la société.

Les synthèses et compromis internes ne répondent que rarement aux besoins environnementaux et sociétaux. Par exemple la nature n’a que faire des compromis politiques.

 

Ces courants sont-ils condamnés à travailler le terrain pour rabattre les électeurs vers le PS tel qu’il est devenu ?

Mais par ces temps où les Fadéla vont chez Sarkozy, où le marché et le libéralisme ont gagné (cf le journal Alternative

Economique) n’est-il pas légitime de se poser des questions en particulier sur ces sociétés dites développées dans lesquelles les « alternatives politiques » sont vouées à perpétuellement être dans l’opposition sans jamais pouvoir construire en situation de pouvoir et de décision ?

Ou alors, faudrait-il dire clairement que les différents niveaux de pouvoir ne sont plus à prendre et à transformer et qu’il ne reste plus, aux alternatifs de tous bords, que les luttes de terrain pour rabattre ensuite politiquement et électoralement les mécontents…sur le Parti Socialiste dominé par des sociaux-démocrates ?


par Edgar MALAUSSENA publié dans : Société et Environnement
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Mercredi 14 mai 2008
Des élus régionaux chez le Recteur de l’Académie de Nice V endredi 25 avril,
nous arrivons au dernier étage du rectorat de Nice. Nous voici prêts Eliane Guigo, Anne-Julie Clary et moi-même  à rencontrer M. le Recteur de l’académie de Nice.
Objectifs de notre visite L’inquiétude de la société. Nous devions rappeler que les parents, les élèves et les professeurs sont très inquiets par la suppression de 11000 postes dans l’Education Nationale.




Les retards de l’académie.
Nous devions aussi rappeler les retards de notre académie et le plan de rattrapage qui avait permis de créer plus de 170 postes avant 2005 et nous avions comme objectif 300 postes d’ici 2010.
Région engagements respectés Nous avons tenu à souligner les efforts de la Région en matière de construction de nouveaux lycées et son engagement total dans la « vie lycéenne ».
 Perte de 189 postes. Au contraire il est prévu pour notre académie une perte équivalente de 189 postes. Et puis nous avons insisté sur les disparités entre les deux académies où les attributions de bourses ne sont pas traitées de la même façon. Nous montrons que les dérogations accordées par la nouvelle carte scolaire déséquilibrent les effectifs d’un collège à l’autre. Et puis ces options que l’on supprime, comme le théâtre au Lycée de Drap. Bac professionnel encore plus difficile. Et ce Bac professionnel qui passe de 4 ans à 3 ans. Ce sont les élèves les plus en difficultés qui ne pourront pas suivre l’accélération du rythme.
Veut-on décourager les enseignants ? Les enseignants sont découragés. Ils pouvaient s’attendre avec la baisse démographique à un allègement des effectifs par classe. Ca ne sera pas le cas, et les classes seront toujours autant surchargés.
Réponses classiques du Recteur
1° L’effort national porte sur le primaire et sur le supérieur (avec 15 milliards d’€ supplémentaire).
2° Le Bac pro. Actuel ne joue pas son rôle puisque seulement 10 % des jeunes y accèdent dans cette académie.
3° Par contre seront renforcés et les bons élèves feront le Bac pro. En 3 ans.
4° Les moyens sont intégralement conservés. La dotation globale horaires n’a pas variée d’un euro, soit 98 143 heures.
Ce ne sont pas 189 postes qui sont supprimés mais seulement 79 qui correspondent à la baisse démographique. C’est une baisse de 0,6 % seulement. Les 105 postes restants sont transformés en heures supplémentaires. Le taux d’encadrement n’a pas varié dans les lycées avec 29 élèves par classes et 21 pour le Bac pro. Bref, nous avons eu les réponses que nous attendions. Nous avons eu droit à des graphiques montrant que la diminution du nombre de professeurs était inférieure à la diminution du nombre d’élèves.
En fait au lieu de profiter d’une baisse provisoire du nombre d’élèves pour améliorer la qualité de l’enseignement et travailler par petits groupes comme j’ai eu la possibilité de le faire dans un collège, nous allons continuer à subir des classes surchargées et à être dans l’impossibilité d’aider les élèves en difficulté. Le démantèlement du Service Public de l’Education se poursuit, poussant les parents à aller dans le privé.
par Edgar MALAUSSENA publié dans : Evénement régional
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