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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 21:45

Je suppose que beaucoup de Niçois regardent avec surprise les ralliements au gouvernement Macron, d'un côté de Monsieur Estrosi et de l'autre de Monsieur Allemand.

Cependant un certain nombre de proches ne sont pas étonnés.

 

En effet, durant mes 12 années de Conseiller Régional, je voyageais souvent avec Patrick Allemand, que j'aimais bien à titre personnel, mais avec qui j'avais régulièrement des accrochages politiques.

Patrick détestait que je l'appelle "l'Estrosi de gauche", car selon lui si on était de gauche on ne pouvait pas être d'accord avec Monsieur Estrosi.

Au fil des années, les rapprochements devenaient évidents, et l'affaire de l'OIN et de la Métropole furent les points d'orgues de leurs vues quasi identiques sur l'aménagement du territoire de notre département.

 

Je ne les blâme pas, car chacun a le droit de choisir sa voie, surtout si la sincérité accompagne la décision. Inversement si le choix est le résultat de calculs politiques, alors c'est bien dommage.

A ce jour,chacun à leurs façons, soutient ou se sent proche du gouvernement Macron. Ceci montre que ce qui peut apparaître comme très étonnant, est en fait le résultat de lents cheminements convergents d'un centriste PS et d'un centriste de droite Républicain.

 

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Published by Edgar MALAUSSENA - dans Politique
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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 01:57

 

Hamon ? Le fossoyeur ou le "fossoyé" ?

Lors de ma dernière approche de ce thème : Causes anciennes et causes circonstancielles, j'avais promis de me pencher sur le PS.

Voici bientôt 45 ans que le PS a décidé d'abandonner définitivement les références marxistes et en conséquence de déclarer que le capitalisme était "indépassable".

Mais il ne suffit pas de décréter pour que cela advienne immédiatement : comme disait Mitterrand, il faut « du temps au temps ».

 

La lente agonie des courants de gauche au PS.

En effet, à l'intérieur du PS, des courants de gauche plus à gauche ont continué à survivre.

Ces courants de manière de plus en plus édulcorée ont tenté de prolonger les racines fondatrices, comme "la lutte des classes", l'antagonisme "capital-travail".

Le départ de Mélenchon a sonné le glas de ces courants qui croyaient qu'il était possible d'inverser la tendance lourde entamée voici presque un demi-siècle, et que le PCF avait qualifié de "virage à droite" en son temps.

 

L'impossible mutation écologique.

De plus, le PS ne réussit pas à introduire l'écologie dans ses "fondamentaux", et le départ du courant "Utopia" de Pupuna, en est la preuve. J'ai tenté moi même durant environ 6 mois de voir si une adhésion au PS, dans les Alpes-Maritimes, pouvait permettre la naissance d'un courant de l'écologie politique et me suis rendu compte que cela était totalement impossible.

 

Benoît Hamon n'a été qu'un révélateur.

Et c’est là qu’interviennent les causes que je qualifie de « circonstancielles ». Hamon, a cru (?) que les primaires allaient lui donner l’occasion de passer par-dessus la longue évolution de son parti vers le libéralisme économique, en faisant appel au peuple de gauche lors des primaires.

En fait, il n’a fait que précipiter la chute d’un PS à bout de souffle et sa propre chute, qui étaient inscrites dans le long terme. La fuite vers Macron était prévue de longue date, et Hamon n’a été que le repoussoir de circonstance, le justificatif du moment de cette fuite.

 

La défaite de Hamon ? Victoire de la droite du PS sur deux plans :

1° Les courants de gauche du PS sont donc accusés d’avoir mis le PS hors course, lors de ces présidentielles, alors que Valls n’aurait pas fait mieux, sauf à prendre des voix à Macron.

2° Hamon, comme je l’avais écrit, en a été réduit à grappiller des voix à Mélenchon, le faisant donc échouer à parvenir à la deuxième place au 1er tour de la présidentielle de 2017. Et c'est bien ce que souhaitaient les dirigeants majoritaires du PS. En fait Hamon a réussi, là où Valls aurait échoué.

 

Conclusion ?

On peut se demander, comment un homme aussi averti politiquement qu’Hamon ait pu se tromper autant ? A moins que, son seul rôle conscient, ait été d’empêcher l’émergence gagnante de la France Insoumise « mélenchonienne » ?

Allez savoir ? En fait Hamon a été le "fossoyeur" de circonstance de son Parti, le "fossoyé" définitif de celui-ci... et l'obstacle conscient à la sortie de la V° république...qu'il prônait...

 

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Published by Edgar MALAUSSENA - dans ELECTIONS
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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 04:13

Les Républicains.

J’ai déjà dit que dans le résultat des Républicains à l’élection présidentielle, il y avait eut croisement entre ce que j’appellerais « l’usure du pouvoir » qui est un mouvement de long terme, et le hasard ( ?) de l’affaire Fillon.

Il ne fallait pas grand-chose pour que les Républicains s’affaissent.

En effet, même si avant les « affaires », la droite était bien placée pour arriver en tête, l’émergence grandissante du Front National, la menaçait dans ses fondements de long terme.

Et il ne fallait pas grand-chose (encore que l’affaire Fillon est d’une grande importance par ce qu’elle révèle des pratiques des puissants), pour que cette formation créée pour « gagner », s’affaisse sur elle-même.

 

Et il en est de même pour le FN.

Car qu’on le veuille ou non, le FN s’est lui aussi affaissé.

Qui aurait parié que le FN dédiabolisé, avec une femme forte à sa tête qui ratissait dans la France d’en bas, allait se retrouver en seconde position, à « seulement » 21%.

Je sais, on me dira que c’est beaucoup trop, il n’empêche qu’il s’agit d’un brusque coup d’arrêt.

La preuve ?

Marine Le Pen, pour essayer de gagner, emploie de plus en plus le vocabulaire « mélanchonien » -ultra libéralisme, mondialisation, oligarchie, abolition des lois antisociale… -, s’obligeant ainsi à contredire les dizaines d’années où ce parti s’affirmait de droite sur le plan économique.

 

Le racisme anti immigré ne suffit pas.

Marine Le Pen a compris, que pour la « France d’en bas » le racisme anti-immigré ne suffirait pas à lui faire accéder au pouvoir.

Donc là aussi, on se rend compte qu’il y a croisement de causes lointaines et profondes (l’idéologie du FN) et les causes immédiates (manipuler des concepts empruntés en peu de temps, à la gauche radicale).

Et cet emprunt se révèle de plus en plus présent depuis le début de la campagne du 2ème tour, où l’on peut se demander si à part le racisme, le pouvoir fort, le retour à la France d’avant, le FN ne basculerait pas dans la radicalité de gauche.

 

Une tradition ancienne d’extrême droite.

Et c’est là, qu’il faut revenir, à la tradition de l’extrême droite. Si l’on se penche sur le fascisme italien ou le nazisme allemand…l’on retrouve cette filiation, à savoir emprunter les concepts révolutionnaires des gauches radicales, pour capter ceux dont la souffrance sociale est immense.

 

Dans une prochaine réflexion, nous aurons à nous pencher sur le PS, et tenter de comprendre ce qui relève de l’ancien, du long terme et par ailleurs de la circonstance dans ce qui est arrivé à Hamon, qui a quand même sauvé Macron, en allant jusqu’au bout de sa logique anti Mélanchon.

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 07:03

Un ami m'a demandé en quoi la classe ouvrière avait changé et en conséquence pourquoi cela expliquerait le repli du PCF et ensuite du PS.

 

La classe ouvrière a changé parce qu'en partie, elle a gagné.

En effet, la classe ouvrière n'a plus comme le disait Marx, "que ses chaînes à perdre".

Trois phénomènes contradictoires ont totalement changé la donne.

1° Les luttes de la classe ouvrière.

D'une classe émergente, sans aucun pouvoir, sans relais politiques, sans biens personnels pour chacun de ses membres, les ouvriers ont su mettre en place des organisations syndicales, mutualistes et politiques qui ont fait irruption dans la formation sociale globale, au point d'en devenir un pivot central dans les affrontements sociétaux.

 

2° La transmutation en classe "moyenne".

Les divers gouvernements dits "bourgeois", entre les deux guerres se sont inquiétés de cette poussée ouvrière, et ont clairement "fabriqué" une classe moyenne qui avait pour but que cette nouvelle classe ne se sente pas solidaire, du révolutionnarisme ouvrier. 

Avec des hauts et des bas, cette politique a réussi, mais au delà de l'espérance des promoteurs de cette politique.

En effet, au fil du temps, les ouvriers qualifiés, les enfants des fondateurs des organisations ouvrières sont "montés" dans l'échelle sociale, pour s'installer (en particulier grâce à leur insertion dans l'Education Nationale, la Sncf, Renault, Air France...), dans les strates des classes moyennes tout en gardant souvent une appartenance idéologique à gauche, tout au moins durant une ou deux générations.

Mais les ouvriers eux-mêmes ont mutés.

Lorsque les membres de la classe ouvrière ne sont pas touchés par les restructurations sauvages, ils deviennent propriétaires de leur appartement, de leurs véhicules, ils partent en vacances...bref ils entrent dans une des strates de la classe "moyenne" et perdent la conscience d'appartenir à une classe ouvrière soudée.

En fait, ils ont autre chose à perdre que leurs "chaînes" et ne souhaitent de plus en plus souvent, ne plus être considérés comme des ouvriers.

 

3° La perte du paradis.

Nous l'avons déjà dit, l'effondrement de l'URSS, a accéléré la déconsidération de l'appartenance à la classe ouvrière. Il n'y a plus de modèles.

Mais il existe une nouvelle conscience.

C'est celle de la précarité ouvrière, la conscience de la rétrogradation de la classe moyenne vers la précarité professionnelle, et la perte des filets de protection qui entouraient non seulement l'emploi, mais aussi la vie tout court.

 

L'heure du choix, dans la désignation d'un "coupable".

Ou bien, nait une nouvelle conscience de classe qui unifie les ouvriers qui ont mutés et les classes moyennes qui dégringolent.

Ou bien, l'ennemi n'est plus le "capitalisme" et alors le coupable c'est l'étranger.

C'est ce qui se joue sous nos yeux entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.

 

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 05:30

 

Voici des années que je pense et que j’écris à peu près les mêmes choses, en matière politique.

1° Le mouvement ouvrier traditionnel.

Le mouvement ouvrier, tout au moins européen, issu du 19ème siècle est en fin de course, pour diverses raisons qui ne font pas l'objet de cet article.

 

2° La parti communiste.

Le premier à en payer les conséquences est le PCF.

 

3° Le parti socialiste.

Le deuxième en est le PS.

 

4° La tentation sociale-démocrate.

Les droites du PS, souhaitent la fin d’un PS supportant une aile gauche (Hamon, Montebourt…), afin de créer un parti démocrate à l’Américaine, ou au mieux à l’Allemande.

 

5° Le Macronisme.

Cette tentation sociale-démocrate se déroule sous nos yeux avec le    « Macronisme » qui regroupe aussi bien des centristes à la Bayrou, que des centristes de droites idéologiquement proche des Républicains, que la majorité des cadres du PS, sous l’impulsion de longue date de Manuel Valls.

 

6° Le Hollandisme/Valsiste.

Nous n’en sommes donc pas encore, à l’UNION Nationale, prônée en certains moments par F. Hollande.

 

7° La gauche radicale et les écologistes.

Est en train de naître sous nos yeux, une nouvelle force politique qui marie les valeurs fondatrices des gauches modernisée et l’écologie politique.

A ce sujet la disparition du candidat écologiste à la présidentielle n’est pas un hasard. Ce parti ultra divisé, est allé du côté d’un candidat (Hamon) qui a continué a maintenir le flambeau d’une Europe qui portaient tous leurs espoirs (Europe-Ecologie/Les Verts).

 

8° La droite extrême des Républicains.

L’affaire Fillon, est une aubaine pour la droite dure des Républicains, qui peut vouloir se dégager de ce parti pour créer une nouvelle force qui serait capable de s’unir au Front National sur le plan électoral.

 

9° La droite républicaine issue du gaullisme.

Resterait donc à l’aile plus républicaine des Républicains, soit de se maintenir en tant que parti de droite, soit rejoindre « la maison commune des progressistes » qui souhaitent de leurs vœux Messieurs Hollande et Valls.

 

Voilà, ce qui me semble se jouer en cette présidentielle, sous forme d’une accélération soudaine.

La suite prendra sans doute du temps, avec des variantes bien sûr, à ce que je viens d’énoncer ci-dessus.

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 06:44

La planète est malade de son agriculture.

 

Le journal "Alternative bien être" est une mine d'or concernant les problèmes de l'environnent et corrélativement de notre santé.

Un article dans son dernier numéro est consacré aux pesticides.

Il n'est pas question ici de reproduire cet article, mais de résumer en quelques lignes, les problèmes de santé provoqués par les pesticides que nos campagnes répandent depuis des décennies sur les sols et les plantes.

 

Les pesticides et la guerre 1914/1918.

 

Il est important de rappeler que les pesticides ont été inventés durant la première guerre mondiale.

Il faut bien insister sur le fait que le but était de tuer le maximum de combattants, grâce au gaz "moutarde". Ce gaz s'est révélé être un excellent insecticide et c'est ainsi que fut inventé le DDT, et ses dérivés.

1° Les pesticides favorisent le cancer. Plus de 250 études incriminent clairement les deux tiers des pesticides.

2° La maladie de parkinson. Si en France le désherbant "rotémone" est interdit depuis 2011. Le "paraquat" est maintenant interdit en Europe. Ces molécules "naturelles" provoquent la maladie. Par contre ces deux produits sont utilisés massivement partout dans le monde.

3° L'asthme. Une étude californienne montre que les enfants exposés aux pesticides durant leur première année de vie ont deux fois plus de malchance d'avoir de l'asthme avant 5 ans.

4° Le développement mental et l'apprentissage. Une étude newyorkaise montre que la pulvérisation du "pérethroïde" entraîne une augmentation de 25% d'enfants autistes ou souffrant de graves troubles mentaux.

5° La fertilité. En France des études ont porté sur 155 hommes provenant de zones où les pesticides sont utilisés massivement et où ceux-ci consommes les fruits sous influence des insecticides.. Le résultat est sans appel, dans ces zones ces personnes voient leur quantité de spermatozoïdes baisser de 49% et une augmentation de 12 % spermatozoïdes malformés.

6° Le diabète. Les agriculteurs qui épandent plus de 100 jours par an les "organo chlorés", ont 50% et 100% plus de malchance d'être diabétiques. 

 

Nous en tirons la conclusion que l'agriculture bio, ne doit pas être une mode, mais une nécessité urgente. Mais voilà, les intérêts des grandes firmes mondiales, passent très souvent avant notre santé et notre devenir.
 

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 04:24

Le grand tournant et le grand hasard.

De nouveaux signes (dus au hasard) viennent de s'installer dans notre paysage politique français. Ce sont les conséquences politiques de l'affaire Fillon.

Au delà de l'affaire judiciaire, on voit apparaître la possibilité que la droite dite classique ne soit pas présente au deuxième tour de la Présidentielle.

 

Rappelons nous que l'UMP avait été créée pour 3 raisons :

1° Créer un parti unique des droites de gouvernement.

2° Faire gagner le "chef" de ce parti unique aux présidentielles.

3° Faire reculer le Front National qui de fréquentable en certaines élections, devenait trop dangereux, car capable de dépasser les droites si celles-ci ne se réunissaient pas dans un seul Parti.

 

L'intrusion de l'affaire Fillon, ouvre de nouvelles perspectives :

1° Il semblerait que les héritiers de l'UMP, les Républicains, vivent leurs derniers moments d'unité. Le rêve d'un système bipartite à l'Américaine, semble s'éloigner dans le cas, où le candidat républicain Fillon serait troisième ou quatrième au premier tour de cette présidentielle.

2° En effet, les durs des durs des Républicains, pourraient alors avoir les mains libres pour créer un parti, complètement coupé des racines gaullistes et qui pourrait faire la jonction avec le FN, ou en tous les cas, passer des accords avec ce parti qui bien qu'en position ascendante, n'a pas de partenaires de deuxième tour, dans les différentes élections.

 

Conclusion. La recomposition politiques qui se déroulent sous nos yeux, sonne peut-être le glas de l'alternance fondée sur le bipartisme de gouvernement, aussi bien dans la sphère des droites, que dans celle de la gauche socialiste et/ou sociale démocrate. Corrélativement on assiste à la naissance incertaine d'un mouvement qui prend ses racines dans l'histoire révolutionnaire ouvrière, mais qui s'est emparé de l'écologie. Si l'on y rajoute la polarisation sur un centre qui se veut ni de droite, ni de gauche, la décomposition/recomposition se joue bien sous nos yeux...

A suivre donc...

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Published by Edgar MALAUSSENA
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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 06:43

Certains s'étonneront peut-être ? Depuis des années et des années, j'utilise les termes "décomposition" "recomposition".

J'avance ces termes, car c'est sous nos yeux (quelquefois fermés) que se déroulent lentement et de plus en plus vite ces deux phénomènes.

Quelques exemples ?

Les droites, se partagèrent longtemps, entre des droites bonapartistes, orléanistes, gaullistes...avec à leur marge, des extrêmes droites, toujours actives, mais jamais en mesure (sauf sous la période Pétain), de dominer le paysage politique.

Or, on assiste à une montée continue de ce courant (pourquoi l'appelle-t-on populiste ?) qui dépasse maintenant en intention de vote les droites classiques.

Nous nous situons bien dans le champ d'une décomposition des forces de droites traditionnelles et une recomposition avec une droite dure, qui se veut nationale, patriote (Pétain et ses amis doivent se retourner d'aise dans leurs tombes respectives).

 

Les gauches, là aussi, longtemps le mouvement ouvrier fut partagé entre plusieurs courants, schématiquement entre des courants "révolutionnaires" et des courants "réformistes".

Mais le PCF, privé de référence concrète du bonheur sur terre (URSS) n'est plus que l'hombre de lui même, et est devenu un parti "local" quand c'est encore possible. Cette décomposition a tout simplement précédé celle du Parti Socialiste, qui en arrive à quitter progressivement le bateau de son candidat désigné par une primaire, qui, comme on s'y attendait, est en train de faire éclater le PS.

Et dans les deux cas (PCF et PS) on voit émerger de manières différentes, mais concomitantes, des recompositions avec Mélenchon et Hamon. Le premier étant presque libre du côté de son allié hésitant (le PCF), le second englué dans un parti (le PS) qui majoritairement ne se reconnaît pas en lui.

Les présidentielles ne semblent pas être le bon moment pour la rencontre hâtive de ces deux forces qui représentent pour l'instant, additionnées, 25% de l'électorat. Mais il n'est pas impossible qu'elles puissent renouer le contact après cette période électorale où les deux hommes jouent l'hégémonie de la recomposition.

 

Le centre, nous assistons à la "énième" tentative de le recomposer, avec E. Macron.

E. Macron entre dans ce phénomène de décomposition/recomposition. Il rallie des centristes, des réformistes tout autant venus des droites que du PS et des...écologistes, en fait de tous ceux qui sont favorables à une Europe libérale et capitaliste, dans un espace qui est la mondialisation. Ce centre, ne se veut ni de droite ni de gauche, parce qu'il crée un partage entre ceux qui sont les victimes réelles de la mondialisation et ceux qui en bénéficient ou qui pensent qu'ils vont en bénéficier. C'est la victoire posthume de Jacques Delors et aussi de François Hollande.

 

Les écologistes et la tentative de marier "la carpe et le lapin" pour être le centre de la recomposition politique sur la base de l'écologie politique.

Les Verts, puis Europe Ecologie ont tenté de réussir ce que fait Macron, à savoir être le centre de la recomposition, sur un nouveau paradigme "l'écologie politique". Le ralliement en rase campagne de Jadot à Hamon, en mécontentant une partie de sa base (ce qui est une habitude chez les Verts/EE) a sonné le glas de cette tentative qui se voulait "centrale" plutôt que "centriste". L'écologie est entrée en force chez Mélenchon et chez Hamon, et il semblerait qu'il ne reste plus qu'à négocier des circonscriptions avec Hamon, négociations qui ne seront sans doute pas entérinées par les "pontes" du PS.

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 18:03

Imaginons que l'on arrive d'une autre planète et que l'on observe d'un œil neuf ce qui se passe dans notre pays.

L'observateur innocent, se demanderait pourquoi tant de personnes briguent un mandat qui fait d'un homme, un roi pour 5 ans.

En effet, lorsque l'on voit comment terminent nos présidents de la Vème République, on peut se demander si ce poste n'est pas le plus instable des mandats politiques de notre pays.

 

N'y aurait-il pas comme une malédiction politique sur ce poste ?

° De Gaulle a démissionné, désavoué par le peuple français dans un référendum 

° Pompidou n'a pas fini son mandat pour cause de maladie,

° Giscard s'est fait éliminé,  par Mitterand, trahi par un des siens (Chirac)

° Mitterand a été réélu, mais sans majorité au parlement,

° Chirac a été élu contre un des siens (Balladur) et il n'a été réélu que par des droites, des centres, des gauches, des écologistes coalisés contre le FN, Pas très glorieux, non ?

° Chirac a ensuite préféré rentrer à la maison, car les sondages montraient que seulement 2 % souhaitaient qu'il se représente.

° Sarkozy après un mandat agité s'est fait sortir par Hollande,

° Hollande est rentré à la maison en laissant son parti en ruine.

 

En fait, ce ne sont  pas les présidents élus qui sont en cause.

Ce qui est en cause, c'est le fait que les français sont appelé à voter un "homme providentiel", capable de se passer des députés et des sénateurs quand ça lui chante, capable de déclencher une guerre (Syrie...), sans l'aval du parlement...

Les français peuvent voter une majorité et voir le Président par l'intermédiaire de son premier ministre imposer ses vues, grâce à un  "49/3", et si passer par le parlement peut faire perdre un peu du temps, le Président peut gouverner par "ordonnances".

 

Pauvres français et pauvre république.

Les français votent le plus fortement à la Présidentielle, car ils semblent aimer avoir des "chefs", et le phénomène Le Pen, entre dans ce dispositif mental. L'important est de s'identifier au chef et de le charger de toutes les qualités et après de tous les maux...

Quand ils ont voté, la grande majorité de nos concitoyens, rentre à la maison, et ne fait pas de politique. Nos concitoyens (?) se trouvent désemparés lorsque les décisions qui leur tombent sur la tête ne sont pas conformes à leurs attentes.

Par exemple, si les français s'intéressaient un peu plus à la politique, ils auraient pu suivre le parcours politique "centriste" de F. Hollande au PS, et voir que ses propositions étaient dans la continuité des politiques "libérales" européenne...mais voilà, on voulait se débarrasser du "chef" qui avait failli, à savoir Nicolas Sarkozy.

Et la malédiction continue, la roue tourne à vide dans une république devenue une monarchie élective, et où une majorité du peuple délègue ses pouvoirs et attend que les hommes politiques fassent le boulot...à sa place...

Vivement une république "participative" et non plus "délégative".

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 10:01

Pétition - Animaux

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Pétition : Stop aux braconnage des rhinocéros

Auteur : Junior Association Natural Animals

Créé le 14/02/2017 

À l'attention : de Jacob Zuma, Président de la République d'Afrique, d'Edna Molewa, Ministre de l’Environnement, de Nomvule Mokonyane, Ministre de l'eau

Rien ne semble arrêter la cruauté des braconniers, pas même la présence de zones protégées ou le déploiement d’équipes de surveillances destinées à protéger la faune de la région. En Afrique du Sud, ce sont plus de 1000 rhinocéros qui sont abattus chaque année, victimes du braconnage.

Une vidéo choquante enregistrée le 28 février 2014 par un touriste belge présente une vision cauchemardesque d’un rhinocéros écorné, dans le parc national Kruger, l’une des plus grandes réserves animalières au monde. Le pauvre animal horriblement mutilé titube le long de la route avant d’aller se cacher, pour mourir.

Vidéo : Un rhinocéros atrocement mutilé au parc national Kruger, en Afrique du Sud

Attention certaines images peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes ainsi que des personnes non averties.

 


 


Les visiteurs du parc et leur guide, témoins de cette horrible scène, ont signalé au parc le cas de ce rhinocéros. L’animal a été retrouvé encore vivant 4 jours plus tard. Blessé d’une balle dans la tête, il a dû être abattu par les gardiens du parc pour abréger ses souffrances.

Cet horrible massacre qui sévit en Afrique du Sud est motivé par le commerce de corne de rhinocéros, alimenté par les amateurs de médecine chinoise. Certaines croyances attribuent en effet à la corne de rhinocéros des vertus thérapeutiques et aphrodisiaques. La poudre obtenue après broyage de cette corne se vend très chère dans certains pays d’Asie, même s’il s’agit principalement de kératine, un composant que l’on retrouve dans les cheveux et les ongles.

L'Afrique du Sud abrite près de 80% de la population mondiale de rhinocéros. De ce fait, il convient de renforcer les mesures de protections avant qu’il ne soit trop tard. Par la présente pétition, nous demandons aux autorités du pays et aux responsables des zones protégées, de mettre en place des mesures drastiques pour limiter le braconnage.

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