Le Guide des Bonnes Pratiques de Gestion des Déchetteries à l’attention de tous les gestionnaires de déchetteries de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et des élus a pour vocation de communiquer sur les retours d’expériences positifs.

Il a pour but aussi d’évaluer les déchetteries, selon plusieurs paramètres qui sont :

  1. les lieux d’implantation,
  2. l’intégration dans l’espace,
  3. les aménagements adéquats,
  4. la protection contre le vol et le vandalisme du matériel et des déchets,
  5. l’accès,
  6. l’accueil,
  7. le rôle et la formation des agents,
  8. Etc.

 

Ce guide a été élaboré par l’ARPE Provence-Alpes-Côte d’Azur  (Agence Régionale pour l’Environnement), grâce au concours des collectivités territoriales, des gestionnaires experts de 24 déchetteries des communes et en partenariat avec les services des Départements des Hautes-Alpes, des Alpes de Haute- Provence, des Bouches-du-Rhône, du Var et Vaucluse, des services de la Direction de l’environnement du Conseil  Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur et de l’ADEME.

 

Une première présentation du guide à eu lieu le 17 juin 2009 sur la Communauté de Commune de Ribiers de Méouge (05) en Présence de son Président M. Bruno LAGIER et de M. le Maire M. Robert VERET,

La présentation à été suivi par une visite commentée de terrain à la Déchetterie de Ribiers

Cette réunion technique s’est conclue par le souhait de mettre en place, lors des Rencontres Régionales de l’Environnement qui auront lieu à Château –Arnoux/ Saint –Auban sur le département 04, les 1er, 2 et 3 octobre 2009, un Réseau de Gestionnaires des déchetteries afin que les collectivités puissent continuer à se retrouver et à échanger sur leurs expériences et les formations nécessaires.

 

 Une seconde présentation du guide, suivi d’une visite du SIVADES (Syndicat Mixte de Coopération Intercommunal pour la VAlorisation des DEchets du Secteur Cannes-Grasses), a eu lieu le 24 juin 2009 au SIVADES de Cannes-Mandelieu (06) en présence de M. le Directeur général des Services du SIVADES, M. Didier Casoli, M. Edgar Malausséna, Conseiller Régional et Président de l’ARPE, M. Claude Holyst, Directeur de l’ ARPE et de M. Didier Perrin auteur du livret.

 La visite s’est terminée à Grasse à la déchetterie SIVADES; Cette décheterie est un véritable modèle de tri et de propreté. Elle dispose d’un matériel de qualité.

A visiter. Même pendant ses vancances ?

Valbonne 18 Juin 2009

  Discours

Malausséna Edgar

 

Mesdames, Messieurs,

Je suis heureux de représenter la Région PACA à l’occasion de ces réunions de présentation du Fonds Régional pour l’Environnement et l’Energie qui associe :

Ø      La Région, l’ADEME, l’Etat.

 

La crise est globale

Elle accentue la désagrégation sociale, elle détruit la planète

Nous connaissons        aujourd’hui une crise globale, dont le volet écologique est particulièrement préoccupant.

Les pollutions diverses des activités humaines :

Ø      provoquent un bouleversement climatique sans précédent.

Ø      dégradent les écosystèmes,

Ø      appauvrissent la biodiversité,

Ø      menacent la santé humaine,

Ø      détruisent les grands équilibres économiques de proximité.

Fut un temps pas si lointain où je disais, où nous disions déjà cela. Et l’on nous demandait de ne pas affoler les populations.

 

La crise de la civilisation

Nous sommes maintenant dans une crise de civilisation et nous ne nous en sortirons pas avec des mesures qui se développeraient moins vite que la progression de la dégradation du système.

 

Les impacts sur les populations et l’environnement

Or les dernières observations des scientifiques dépassent les conclusions les plus pessimistes des experts du GIEC en 2007.

Les impacts sur l’environnement et sur les populations semblent pires que ce que l’on pouvait imaginer.

Pour limiter à 2 ou 3 °C l’élévation de la température moyenne en 2050 :

Il nous faut diviser par plus de deux les émissions globales de CO2 de la planète.

Pour la France, l’effort est une réduction d’un facteur 4 à 5 par habitant.

 

S’attaquer aux sources mêmes du système

Mais ce défi est réalisable qu’à la condition que l’on s’attaque aux sources même du système dévastateur, pollueur, qui détruit à peu près tout

 

Contradiction entre les temps courts de l’économie et les temps longs des cycles de la terre

En effet si l’économie et les critères de rentabilité fonctionnent sur le temps court :

Les cycles naturels de la planète fonctionnent sur le temps long.

Si l’on veut répondre aux défis concernant la vie même sur la planète, il est impossible de demander :

Au temps long de se mettre au service du temps court.

 

Nous échouerons

En clair, nous échouerons si :

La nature est mise au service de l’économie

De la rentabilité immédiate.

 

Conscience sociale et conscience environnementale

Cependant, je crois que les mentalités en France sont en train de tourner.

Nous étions un pays où la conscience sociale était, et est toujours, forte.

Nous voyons apparaître la conscience environnementale.

Et nous sommes persuadés que la conjugaison des deux fera avancer l’Humanité.

 

Rôle des acteurs publics.

Le rôle des acteurs publics est donc essentiel. Et si les acteurs publics sont convaincants, alors :

Les citoyens. : Les enfants, les adultes.

Les chefs d’entreprises,

Les commerçants et artisans,

Les salariés,

Les professions libérales,

Pourront se mobiliser chacun dans leurs secteurs respectifs :

 

Tous les secteurs doivent sortir du système existant 

Dans le domaine de l’économie et de la sobriété.

Dans le domaine de nouvelles énergies.

Dans celui des transports.

Dans celui du bâti.

Dans le domaine alimentaire.

Dans les domaines de l’innovation.

Dans le domaine de la fiscalité.

Dans le domaine des taxes.

Dans celui du calcul de l’empreinte écologique.

 

Mais cela ne suffit pas. Les interventions publiques doivent intervenir à tous les niveaux opérationnels :

Au plan communautaire.

Au plan national.

Au plan des régions.

Au plan local.

Seules les politiques qui s’inscrivent résolument sur une longue période seront pertinentes.

 

Et la Région dans tout cela ?

Nous pensons que la Région est :

un des leviers,

un facilitateur,

un animateur

une interface

Pour développer des politiques :

Ø      globale dans le cadre du développement durable,

Ø      locale dans le cadre de l’écodéveloppement.

En particulier pour développer des politiques en matière d’énergie, de déchets et de transports propres qui correspondent à ses compétences.

 

Le Comité de Gestion

Permettez moi d’évoquer quelques souvenirs personnels, et de citer cette année 2000 où avec M. le Délégué Régional de l’ADEME, (Agence de l'environnement et de la maîtrise d'énergie)  G. Calléja, nous avons créé le Comité de Gestion.

C’était un cas quasi unique en France.

Nous avions annexé cette Convention au Contrat de Plan qui traitait :

Des déchets.

De l’énergie (solaire thermique).

Des transports propres.

 

Un budget en expansion !!!

Nous avons progressivement augmenté le budget régional dédié à cette convention, qui est passé :

De 2 millions d'euros en 1999

à

18 millions d’euros en 2009.

 

La Convention actuelle entre l’Etat, l’ADEME et la Région s’appuie sur :

Les objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement

et

L’Assemblée régionale.

 

Mais elle s’inspire également des propositions que vous, acteurs de la vie sociale et économique, nous avez transmis via :

Le Collectif Régional de Concertation sur l'Energie,

Les comités thématiques :

o        solaire,

o       bois,

o       qualité environnementale du bâtiment.

 

Les deux axes principaux sont 

D’une part la maîtrise de la demande d'énergie et la lutte contre l'augmentation de l'effet de serre,

Et d’autre part le  développement  des  énergies renouvelables.

 

Exemples de politiques conjointes Région-ADEME

a) Les économies d’énergie, qui sont comme vous le savez la plus importante et la moins chère des sources d’énergie :

L’encouragement à la qualité environne mentale dans le bâtiment, en particulier en améliorant le confort d'été pour éviter le recours à la climatisation,

Les démarches comme "Marchons vers l'école" qui vise à faire retrouver à tous les enfants le plaisir d'aller à l'école à pied ou en vélo en toute sécurité,

Le soutien aux collectivités territoriales dans leurs démarches en faveur :

o       des économies d'énergie

o        de développement d'énergies renouvelables par le financement:

§         de "Plans Locaux Energie Environnement",

§         de postes d’"Econome de flux" ou de « conseils en énergie partagés ».

Le soutien aux Espaces Info Energies qui permettent d’informer, sensibiliser et conseiller les citoyens.

 

b) Le développement des énergies renouvelables est le deuxième axe d’actions de la Région et de l’ADEME, avec de beaux résultats :

Le marché régional du solaire thermique représente désormais 12 % du marché national et Provence-Alpes-Côte d’Azur se situe au 2ème rang en volume de marché derrière Rhône-Alpes.

Ø      un changement d’échelle pour le nombre de réalisations de chaufferies bois :

o       de 2 par an en 2000

o       une quinzaine actuellement.

 

Conjuguer le socialement utile et l’environnemental nécessaire

Dans un contexte de crise aggravée, ces premiers résultats peuvent passer pour encourageants.

Mais comme indiqué précédemment, il nous faudrait tourner la page de la croissance sans fin (oui, la décroissance fait peur, mais il faut savoir parler sans tabous), pour entrer dans une économie qui respecte le temps long et qui se tourne vers des emplois qui conjuguent :

 

Le socialement utile avec l’environnemental nécessaire.

 

Nous souhaitons ce renversement de tendance.

Il est non seulement nécessaire, mais indispensable.

 

Je vous remercie.

PARTI DE GAUCHE DES ALPES MARITIMES 

 

Communauté Urbaine et Métropole.

Les territoires ruraux doivent connaître un autre développement que celui des Villes

 

Les communautés de communes des vallées de la Tinée et de la Vésubie, de l’Estéron ainsi que la communauté d’agglomération de la Riviera Française, ont récemment voté leur demande de rattachement à la Communauté Urbaine Nice Côte d’Azur.

Le Parti de Gauche attire l’attention des élus et des citoyens des différentes communes concernées sur le fait que ce rattachement va avoir des conséquences concrètes très néfastes.

Le rattachement à la communauté urbaine, c’est un coup très rude porté à l’artisanat et aux PME des villages et villes moyennes. En effet, un grand nombre de marchés de travaux seront désormais passés par la communauté urbaine et concerneront plusieurs communes à la fois : les artisans et PME n’auront plus la capacité financière et technique à soumissionner à ces marchés, alors qu’ils intervenaient souvent dans les marchés des communes.

L’intégration pure et simple à la communauté urbaine, c’est l’alignement progressif de la Taxe Professionnelle (si elle est maintenue) du prix de l’eau et de l’assainissement sur celui de la ville de Nice. Rappelons que les petites communes sont en régie autonome alors que la ville de Nice est en délégation de service public qui fait grande place aux bénéfices des actionnaires.

L’intégration pure et simple à la Communauté Urbaine de Nice va permettre aux villes de la Côte, qui ne respectent pas le taux des logements sociaux au nom du tourisme de luxe, de reporter ceux-ci sur les territoires ruraux beaucoup plus pauvres et incapables de gérer des nouveaux flux. La répartition de 20 % des logements sociaux doit être équitable entre tous les territoires.

Certes, on nous dit qu’il n’y a aucune obligation à ce qu’il en soit ainsi. Mais les promesses qui sont faites hors les lois et règlements n’ont aucune chance d’aboutir ou de se maintenir.

Le rattachement à la communauté urbaine c’est la fin d’un développement et d’un aménagement de nos villes et villages en conformité avec la volonté de leurs élus et de leurs habitants. Les cartes communales et Plans Locaux d’Urbanisme seront élaborés par la communauté urbaine de Nice; les permis de construire seront attribués ou refusés par le Président de la Communauté Urbaine. Et même si celui-ci autorise le maire de la commune à signer par délégation, quelle possibilité aura ce dernier de s’opposer à une décision d’une majorité urbaine face à des élus ruraux nécessairement minoritaires ?

Pour le Parti de Gauche, l’intégration pure et simple à la Communauté Urbaine de Nice, du moyen et du haut pays, ainsi que de la Riviera Française, est lourd de menaces sur le développement de notre département ; il est lourd de menaces sur la possibilité qu’auront, dans l’avenir, les citoyens de s’opposer à des projets dont ils ne voudront pas.

Les communes vont devoir se prononcer à leur tour.                   

En effet derrière l’intégration à la Communauté Urbaine se profile le projet Balladur de créer une immense METROPOLE niçoise. Comme l’indique le Président des Maire de France, Député UMP : « Les communes deviendraient des vassales…Cela me parait tout à fait condamnable ».

Le Parti de Gauche appelle les conseils municipaux à refuser de se laisser déposséder de leurs pouvoirs ; il appelle les citoyens à manifester auprès de leurs élus, leur attachement à leur commune. Les citoyens doivent pouvoir se prononcer sur ce sujet par référendum.

Nice le 18 juin 2009

 

 





L'avenir du Front de gauche est suspendu à la stratégie du PCF pour les élections régionales
LE MONDE | 20.06.09 | 13h42
 "Poursuivre et élargir le Front de gauche." Au lendemain des élections européennes, la secrétaire nationale du PCF, Marie George Buffet avait eu cette formule, tirant le bilan de l'alliance ainsi dénommée entre les communistes et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon qui a envoyé au Parlement européen cinq élus. La formule vaut désormais pour les élections régionales de 2010, a-t-elle réaffirmé lors d'un conseil national, vendredi 19 juin.
 
    Le pari n'est pas facile. En 2004, le PCF avait laissé ses fédérations régionales décider de leurs alliances. Et dans une grande majorité, à l'exception de cinq régions dont l'Ile-de-France, les militants avaient choisi de s'allier dès le premier tour avec le PS. 185 conseillers PCF avaient ainsi été élus. La situation semble plus complexe pour 2010.

    La campagne du Front de gauche et son relatif succès ont regonflé le moral des militants communistes, assommés par les échecs électoraux successifs de leur parti. Ils ont réappris à faire de la politique avec plaisir et surtout, apprécié de pouvoir "taper" sur le PS et sa ligne "sociale-libérale". L'appel, lancé par leur secrétaire nationale le 7 juin au soir, à "continuer l'expérience" en organisant un meeting le 3 juillet à la Mutualité, les a rassurés. Sans pour autant leur donner une stratégie électorale durable.

"ENVIE D'UNITÉ"

    Une partie de la direction du PCF avait envisagé revenir à des alliances classiques avec le PS. Les remontées des fédérations ont montré que le message ne "passerait" pas : "l'envie d'unité" a gagné du terrain dans les troupes communistes. Jean-Luc Mélenchon ne s'y est pas trompé quand il a proposé, dès le 16 juin, de constituer "un Front de gauche permanent, présent dans les luttes et dans toutes les élections, des régionales de 2010 aux présidentielles et législatives de 2012". Une façon pour lui de maintenir la pression sur son partenaire.

    Mme Buffet a laissé toutes les options ouvertes devant le parlement du parti, en affichant une préférence pour des listes "à l'image de la démarche du Front de gauche". L'idée, encore floue, a expliqué Pierre Laurent, numéro deux, est de "ne pas figer le périmètre du rassemblement" : "Vu ce qui se passe au PS pour qui la seule leçon de son résultat aux européennes, c'est les primaires, beaucoup de gens peuvent être disponibles pour une nouvelle offre politique qui ne se contente pas de poursuivre la gestion des majorités sortantes."

    "On doit travailler sur des projets et élargir encore le Front de gauche", insiste Mme Buffet. Un nouveau conseil national proposera une "orientation nationale" les 26 et 27 septembre. Suivront des conférences régionales à la mi-octobre. La "ligne" sera définitivement arrêtée par un conseil national les 24 et 25 octobre. Un délai qui laisse le temps de s'"adapter" aux situations locales... et aux offres du PS.

    La démarche a plutôt séduit les cadres du parti. Même si certains restent sur leur faim en préconisant une orientation plus ferme. "Les communistes ne veulent pas d'un accord avec le PS au premier tour. On ne peut pas avoir une stratégie à géométrie variable où personne ne s'y retrouve", assure Sylvie Tricot, de la sensibilité des communistes unitaires. "Il faut être capable de présenter quelque chose de cohérent au premier tour en élargissant ce que nous avons fait aux européennes", renchérit la sénatrice Nicole Borvo. "Il ne faut pas avoir une conception étriquée du Front de gauche mais ne pas penser non plus qu'on va construire une nouvelle union de la gauche", souligne encore Marie-Pierre Vieu. La ligne de crête risque d'être compliquée à tenir.

Sylvia Zappi

Les ambigüités du NPA ne révèlent-elles pas de vraies questions ?

 

Le NPA ne veut pas être tout seul. Un des éminents responsables du groupe de Nice nous le dit. Sans doute…Mais la vraie question est-elle bien là ?

Mouvement social et Institutions.

N’est-ce pas dans son rapport au mouvement social et à sa traduction institutionnelle que le NPA porte une démarche solitaire ?

N’est-ce pas dans ce refus du fonctionnement institutionnel que le NPA se distingue, par exemple du PS ou des Verts qui, eux, se moulent dans les Institutions ?

Les pièges des appareils d’Etat, décentralisés ou pas.

Le NPA ne serait-il le seul à avoir compris dans quels « pièges » sont tombés tous les révolutionnaires en acceptant les postes institutionnels des appareils d’Etat créés par les systèmes qui sont opposés justement à la révolution ?   

A qui semble parler le NPA ?

Le NPA semble parler à tous ceux qui ne sont pas inscrits sur les listes électorales, à tous ceux qui pratiquent l’abstention, à tous ceux qui n’ont aucune confiance dans les institutions et le système.

Le piège dans lequel pourrait s’enfermer le NPA ?

Le NPA veut représenter tous ces « exclus » par rapport aux « inclus », et à partir de là, peut-il jouer le jeu électoral et institutionnel ?

 

Voici donc le texte intégral de M. Antonio Molfese pour le Comité NPA de Nice. Il est un peu long et parfois indigeste. Mais il peut permettre de comprendre des démarches qui ne sont pas nouvelles, le PCF les ayant testées tour à tour dans sa jeunesse.

 

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Le comité NPA de Nice tient à apporter un démenti ferme et clair à l'article de Sylvia Zappi paru dans le Monde du 16 juin et publié sans commentaires sur la liste Tam-Tam.

 

« En effet, il est tout simplement faux, comme le prétend Sylvia Zappi dans son article, d'affirmer que le NPA compte poursuivre son chemin "seul" après les européennes et il est faux aussi d'affirmer que le NPA a prétendu incarner "la seule vraie gauche".

Nous rappelons que le NPA est justement né d'une volonté de rassemblement des forces de gauche anticapitalistes, qui l'a conduit en moins d'un an à rassembler bien au-delà de l'ancienne LCR. Nous rappelons aussi que, conformément à ses principes fondateurs, le NPA se veut force de proposition et d'unité à gauche du PS, et que la question d'un rassemblement des forces de gauche radicales sur des bases clairement indépendantes du socio-libéralisme est pour lui une priorité. Le NPA a ainsi dès le lendemain des élections européennes décidé de rencontrer rapidement les instances nationales du PC, du PG, des Alternatifs, de LO, entre autres, pour discuter d'un rassemblement unitaire. Au niveau local, les comités NPA sont en train ou sont sur le point de rencontrer ces mêmes organisations pour savoir ce qu'il est possible d'envisager ensemble à l'avenir. Enfin, la prochaine réunion du Comité Politique National du NPA, qui se tiendra les 20 et 21 juin, aura à se prononcer sur la question du rassemblement, et on ne saurait préjuger comme le fait Sylvia Zappi des décisions qui seront adoptées démocratiquement par l'assemblée représentative des 500 comités NPA du pays. 

 

 Il est tout aussi faux de laisser entendre que le NPA aurait décidé par avance de ne participer à aucun exécutif pour les prochaines élections régionales. Certes, le NPA ne saurait (contrairement à d'autres) se satisfaire d'une cogestion socio-libérale des régions avec le PS. Mais le NPA est prêt à participer à des exécutifs régionaux, à condition que ce soit sur la base d'un projet clairement anticapitaliste et indépendant du PS ! Là encore, il serait malvenu, comme le fait Sylvia Zappi, de préjuger du résultat des discussions en cours, au niveau national et local, pour caricaturer sans autre forme de procès le NPA en le rejetant dans une posture "isolationniste" et  de "repli contestataire" qui est en totale contradiction avec ses principes fondateurs et sa volonté politique d'unité durable de la gauche de gauche.

 

Il est encore faux d'affirmer sans nuances que le NPA a rejeté la proposition d'unité du Front de Gauche (puisque, nous le rappelons encore, le NPA a proposé une unité durable pour les européennes et au moins pour les régionales au PC et au PG, et que ces deux organisations l'ont rejetée pour décider de constituer alors un "Front de Gauche" limité aux seules européennes au moment de sa constitution). Il est faux enfin d'affirmer que le NPA aurait rejeté une proposition d'unité des Alternatifs, puisque ce n'est pas ainsi que les discussions se sont déroulées : tout simplement, le NPA a proposé un rassemblement aux Alternatifs pour les élections européennes, et ceux-ci au terme d'une consultation démocratique interne, ont décidé pour ce scrutin de ne rejoindre ni le NPA ni le Front de Gauche en absence d'une unité large à gauche du PS (nous nous étonnons d'ailleurs de retrouver les propos erronés de Sylvia Zappi sur ce dernier point relayés sans commentaires ni critique sur la liste de diffusion de nos camarades Alternatifs !). Nous tenons d'ailleurs à rappeler qu'à Nice, le NPA est engagé depuis un an et demi dans un travail d'unité des forces de gauche radicales, au sein de l'association Nicea, qui regroupe le NPA, les Alternatifs, ainsi que des militant-e-s associatifs et syndicaux et des citoyen-ne-s, qui ont permis de présenter des listes d'union de la gauche indépendantes du PS aux municipales à Nice et aussi aux récentes élections cantonales partielles dans les 12ème et 11ème cantons.  

 

Enfin, il est faux de présenter le NPA en concurrence avec le Front de Gauche, comme si la vie politique du NPA, du PCF et du PG devait se résumer (et se réduire) à se combattre de manière stérile au moment précis où les luttes de la population ont plus que jamais besoin d'un rassemblement de toutes celles et ceux qui veulent transformer la société; au moment précis où un Parti Socialiste affaibli et à la dérive permet d'entrevoir la possibilité de construire une gauche de gauche forte et capable de relayer dans les institutions la voix et les luttes de toutes celles et ceux qui ne veulent pas se résigner à une société injuste, sécuritaire, liberticide, antisociale et xénophobe et anti-écologique. Nous ne nous trompons pas d'adversaire, et c'est bien la droite et Sarkozy qu'il faut affronter !

 

Des initiatives de rassemblement récentes, comme l'unité de la gauche de gauche aux élections cantonales partielles de Mantes-La-Jolie (réunissant le NPA, le PCF, Décil, les Verts, le Parti de Gauche, Alternative Citoyenne et les Alternatifs), prouvent si besoin en était que l'unité est possible, n'en déplaise à toutes celles et ceux qui ont intérêt à faire croire de façon caricaturale que le NPA voudrait faire "cavalier seul", ou qu'il chercherait à "diviser" à gauche du PS. 

 

Le NPA entend bien, dans les mois à venir, consacrer toutes ses forces à réaliser cette unité, à Nice comme ailleurs, et rappelle qu'il va engager (ou a déjà engagé) des discussions unitaires au niveau national et local avec toutes les organisations politiques désireuses de travailler à la construction d'une gauche de combat, indépendante du social-libéralisme et porteuse de transformations sociales.


Le 17 juin 2009, Pour le comité NPA de Nice.

Antonio Molfese »

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Il n’est pas possible de reprendre terme à terme les arguments de M. Antonio Molfèse. On peut essayer de croire que sincèrement et depuis les présidentielles, le NPA a souhaité l’union des autres gauches et des écologistes pour faire pendant au PS.

Il n’empêche qu’au moment d’entrer dans les institutions le NPA en revient à l’idée de soutient sans participation dans le cas ou le projet ne serait pas : clairement anticapitaliste et indépendant du PS ! 

Voilà les questions que nous adressons au NPA concernant cette approche, tout en sachant que certains paragraphes ont été modifiés par rapport à une sortie en interne au Parti de Gauche.

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Comment faire l’union et ne pas participer aux exécutifs ?

 

La déclaration (ci-dessous) du NPA fait plaisir, mais...

Mais, il faudra qu'on nous explique comment participer à des exécutifs aux régionales sur « un projet clairement anticapitaliste et indépendant du PS ! ».

En effet :

a) On peut admettre le cas où un Front de Gauche élargi au NPA et aux Verts arrive, au premier tour, devant une liste PS isolée et sans partenaires (cela semble un peu hasardeux, mais admettons...).

b) Mais ensuite, il y a un deuxième tour, et là c'est la liste qui arrive en tête qui prend le bonus de 25% des sièges.

Et pour arriver en tête devant la droite, j'ai quelques doutes que cela puisse se réaliser sans le rassemblement de toutes  les gauches, donc sans la présence du PS.

 

Et que fait-on dans ce cas où les gauches, en majorité absolue, se séparent ensuite entre ceux qui gouvernent et ceux qui ne gouvernent pas dans la mesure où le projet ne serait pas jugé : clairement anticapitaliste et indépendant du PS ?

a) Nous arrivons en tête au second tour, "tous ensemble" 

et

b) Nous nous divisons pour gérer : "Une partie de la gauche va à l'exécutif" et "l'autre partie n'y participe pas" ?

 

J'ai connu. Rien de plus paralysant qu'un exécutif en "majorité relative".

Le NPA a-t-il déjà vécu des périodes où l'exécutif était en majorité relative (ou en minorité absolue ce qui revient au même) ?

Et bien c'est la droite, ou bien l''extrême droite qui devient l'arbitre de toutes les décisions.

 

Et cela donne des compromis abominables, où pour faire passer des axes forts, l'exécutif en majorité relative, est dans l'obligation "d'acheter" les adversaires sur des dossiers de subventions, sur des conventions de partenariat...

Sinon, rien ne passe, et ce d'autant que les partenaires de gauche qui ne veulent pas "gouverner" peuvent jouer, eux aussi, le même rôle paralysant.

C'est le règne du chantage permanent, et ce, dans tous les sens.

Comment alors dégager de fortes cohérences alternatives ?

 

Autonomie contractuelle.

Tant que le NPA n'annoncera pas son intention de lister ce qui le rapproche et ce qui le sépare de ses éventuels partenaires, et ce thème par thème, point par point il sera impossible de développer des politiques sociales et écologiques dans une quelconque Institution, et ce de manière continue et efficace.

Il est donc nécessaire que l'indépendance de chacun soit mesurée et acceptée, dans les contenus, dès le départ.

 

C'est donc au moment de l'élaboration des programmes que se jouent et se nouent :

a) les rapports de forces,

b) les rapports d'alliances,

c) les rapports de différenciations.

 

Exemple.

Il faudrait connaître la position du NPA de manière concrète, sur le tourisme en PACA et quels sont les points, les projets, les sites, où  le NPA (ou d’autres formations) agira, votera en toute autonomie. Au fil de l’eau, dans de lourdes institutions ce n’est pas possible, ou très rarement.

 

Il me semble que le NPA est encore assez loin de cette approche qui à la fois préconise l’union et l’autonomie, des forces de gauches en présence.

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