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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 08:52

 

Pendant que l’agrochimie amoncelle des milliards de profits, les abeilles et les pollinisateurs sauvages continuent de mourir massivement, mettant gravement en danger toute la chaîne alimentaire dont nous dépendons.

Les nouveaux députés ont le pouvoir de mettre en place, dans les 5 ans à venir, les mesures nécessaires pour sauver les abeilles et assurer un avenir alimentaire sain et pérenne aux générations futures.

 

Mais ils ne le feront pas, tant que des dizaines de milliers de leurs électeurs ne les y auront pas contraint.

 

Alors rejoignez l’appel de POLLINIS, et faites pression sur votre député pour qu’il se range du côté des pollinisateurs et de la nature !

Ecrivons à notre Député

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 18:21

 

https://nouvelles.ccfd-terresolidaire.org/media/EMjuin2017/CCFD_SollicitationBurkina_03.jpg

 

 

 

Des victoires sont possibles  ! Ainsi, au Burkina Faso, grâce au travail de la COPAGEN, notre organisation (CCFD-TERRE SOLIDAIRE) partenaire en Afrique de l’Ouest, les producteurs ont amené l’État burkinabé à abandonner le coton transgénique de Monsanto.

L’enquête de la COPAGEN, menée par des paysans, a prouvé que ce coton, de qualité médiocre, coûtait jusqu’à 30 fois plus que les semences conventionnelles,que ses rendements étaient mauvais et que les revenus des paysans avaient chuté de 14 % !

Mais Monsanto serait sur le point de lancer une nouvelle variété transgénique de niébé, cette légumineuse au cœur de la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest.

Aujourd’hui, les paysans ont besoin de nous pour les aider à préserver la biodiversité de leur environnement et faire respecter leurs droits à la souveraineté alimentaire.

 

 

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 16:21

Nous avons déjà évoqué dans ce blog le grand tournant du PS, dans les années 1980.

Sur le plan de la doctrine sociale, le PS a abandonné le concept de "lutte de classe", car il lui fallait devenir un parti de « synthèses », et donc prôner la conciliation des classes, relayé en cela par le syndicat CFDT, et progressivement, prendre des mesures politiques, au nom de 'intérêt commun des salariés et des employeurs.

Sur le plan de l'organisation économique de production, le PS a appliqué à nouveau ce concept de "synthèse" en ne remettant plus en question la dualité antagonique, capital/travail. C'est ainsi que le capitalisme a été déclaré "indépassable", tout en soutenant des mesures tournées vers l’économie sociale.

 

Sur le plan des institutions de la 5ème république, le PS a les maintenues et quelquefois aggravées, alors que Miitterand avait déclaré que les institutions de la Vème républiques étaient "un coup d'Etat permanent".

En fait, dans le cadre de la doctrine de la "synthèse" et donc de la conciliation de classe, cette constitution permettait la conciliation dans le cadre de l'alternance politique, en abandonnant la notion d'alternative, comme le socialisme l'avait été auparavant au capitalisme.

 

Sur le plan de l'évolution des institutions, le PS a été l'initiateur de la réforme qui a fait passer l'élection du Président de la république, avant celle des législatives, afin d'engendrer des vagues en faveur du Président élu, accentuant le caractère "coup d'état, qu'avait dénoncé Mitterand. Et surtout en pensant que cette modification allait accentuer le caractère efficace de l'exécutif, évitant la notion de cohabitation. Et pourquoi pas à son profit.

C'est aussi le PS qui a instauré la règle des 12,5 % des inscrits afin que les candidats du premier tour puissent se maintenir au deuxième tour aux législatives. Le but étant de provoquer uniquement des duels entre la droite et lui même.

Le PS, a modifié la "surface" des «cantons ruraux » pour les accoler à des communes urbaines, ce qui est le principe même des métropoles, même si dans le cas des cantons, les communes conservent leur autonomie.

Il ne restait plus ensuite qu'à liquider le PS et à ouvrir la voie à La France en Marche.

Il n’y a donc aucune surprise dans ce soit disant effondrement soudain du PS.

De plus le Président Macron étant pour la constitution de grandes métropoles, ce qui reste du PS devrait logiquement se scinder en deux.

1° Le ralliement à Macron.

2° Ce qui reste de l’aile gauche du PS, flirtant peut-être avec la France Insoumise, si celle-ci survit à ses deux revers électoraux.

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 05:38

Des Présidents en ont rêvé.

On nous présente la tentative d'Union Nationale de M. Emmanuel Macron, comme une grande nouveauté, en insistant sur le fait qu'il aurait "dynamité" les partis traditionnels.

Si l'on jette quelques regards en arrière on peut voir que d'autres Présidents de la République ont tenté chacun à leur façon de mettre en place l'idée que lorsque l'on met ensemble des gens qui ne pensent pas pareil, cela marche mieux.

 

Le Général de Gaulle, lui voulait l'Union Nationale, par dessus les Partis, et déjà à l'époque certains pensaient que les partis étaient en voie de disparation, en particulier lors du référendum sur la constitution où il avait obtenu 80% des voix.

 

Giscard, lui voulait l'Union, par le "Centre", et il le paya cher avec les trahisons de M. Chirac. Durant cette période on vit renaître le PS, sombrer les communistes, la droite changer de noms...

 

Mitterrand, voulait l'Union (pas encore tout à fait "Nationale") autour du PS qui lui même était "une union des contraires", surtout lorsqu'il lui fallu débaucher des élus de droite pour gérer sa majorité relative.

 

Sarkozy s'y essaya en créant "l'ouverture" qui fonctionna cahin plutôt que caha, et qui finalement capota…

 

Hollande, cru y parvenir lors des attentats terroristes. Mais il avait dans sa manche, la solution Macron qui est sorti et rentré au bon moment. Personne ici ne croit au hasard.

 

Quand au deuxième point : le dynamitage des Partis traditionnels par M. Macron, il faut y regarder de plus près.

 

1° Le PCF, n’est plus qu’un Parti « municipal » et sans ses alliés PS et maintenant La France Insoumise, aux différentes élections il ne serait (ou ne sera) pratiquement plus représenté dans les diverses grandes instances. Cela explique d’ailleurs son attachement à l’Union des Gauches qui fut pour lui, le commencement de la fin…

 

2° Le Parti Socialiste était en état de décrépitude et d’implosion depuis des années, et ce n’est pas M. Macron qui l’a dynamité. C’est de l’intérieur qu’est venue la déchéance. Je n’ai siégé qu’une seule fois à une tribune du PS, dans les Alpes-Maritimes (je représentais l’écologie sans être membre de ce Parti). J’avais écouté incrédule les discours des différents courants, et j’avais bien compris qu’il existait en fait, plusieurs partis, dans cette salle. Et cela il y a dix ans.

 

3° La droite (LR) serait sûrement arrivée en tête sans l’affaire Fillon en 2017, mais une partie de celle-ci, de plus en plus proche du FN, aurait sans nul doute virée sa cuti, repoussant la partie centriste des LR vers M. Macron. 

L’implosion était donc à la porte (voir entre autres, l’antagonisme Fillon/Jupé) quand est arrivé l’affaire Fillon.

 

5° Le FN, soit disant reconverti, taillait déjà des croupières, depuis des années à la droite institutionnelle, et était en passe de la dominer, d’où d’ailleurs le refus total des responsables de LR de pactiser avec lui, dans la mesure où ces rapprochements ne bénéficiait qu’au FN.

La crise économique, la peur des immigrés, la coupure de la France d’en haut avec la France d’en bas, les scandales de la République, le discrédit progressif des partis traditionnels, l’Europe de la finance, tout cela permet à ce parti de vider progressivement la droite traditionnelle de sa pugnacité originelle en la renvoyant à sa « gestion internationalisé » de l’économie, tout comme le PS.

 

6° Pour qui est passé par les Verts puis par Europe Ecologie/Les Verts, le déclin de ce parti était quasi programmé. Les « courants » mortifères et les compositions et recompositions internes à tout moment, ont laissé sur le bord du chemin des milliers et des milliers d’adhérents.

Les responsables nationaux se sont combattus pire que ce que l’on peut imaginer et l’on a vu se succéder des « secrétaires nationaux » qui ne tenaient quelquefois même pas une année.

Et depuis René Dumont, c’est la première fois qu’il n’y a pas eu de candidat écologiste à la présidentielle de 2017.

 

7° La France Insoumise a été le résultat d’un cheminement tortueux qui est passé par la création de collectifs qui ont tenté plusieurs solutions, voir la naissance des Comités Juquin, voir la création des « rouges et verts », voir l’implosion du NPA, voir l’affaire Bové, voir la création du Parti de Gauche, voir la naissance et la quasi mort du Front de gauche…

C’est sur les ruines du PCF et du PS, et sur le ratissage de ces divers mouvements que se construit ce parti/mouvement qui présente l’avantage et le désavantage d’avoir un leader très charismatique qui occupe tout l’espace, dans son propre espace.

 

M. Macron et le processus de longue durée.

Alors, M. Macron est-il l’auteur de l’implosion des partis traditionnels ? La description ci-dessus, montre bien que nous étions dans un processus de longue durée et qu’Emmanuel Macron guidé par François Hollande, s’est appuyé sur ce processus pour entrer en scène. Comme quoi les hommes si ils font l’histoire, en sont toujours le produit.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 21:45

Je suppose que beaucoup de Niçois regardent avec surprise les ralliements au gouvernement Macron, d'un côté de Monsieur Estrosi et de l'autre de Monsieur Allemand.

Cependant un certain nombre de proches ne sont pas étonnés.

 

En effet, durant mes 12 années de Conseiller Régional, je voyageais souvent avec Patrick Allemand, que j'aimais bien à titre personnel, mais avec qui j'avais régulièrement des accrochages politiques.

Patrick détestait que je l'appelle "l'Estrosi de gauche", car selon lui si on était de gauche on ne pouvait pas être d'accord avec Monsieur Estrosi.

Au fil des années, les rapprochements devenaient évidents, et l'affaire de l'OIN et de la Métropole furent les points d'orgues de leurs vues quasi identiques sur l'aménagement du territoire de notre département.

 

Je ne les blâme pas, car chacun a le droit de choisir sa voie, surtout si la sincérité accompagne la décision. Inversement si le choix est le résultat de calculs politiques, alors c'est bien dommage.

A ce jour,chacun à leurs façons, soutient ou se sent proche du gouvernement Macron. Ceci montre que ce qui peut apparaître comme très étonnant, est en fait le résultat de lents cheminements convergents d'un centriste PS et d'un centriste de droite Républicain.

 

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 01:57

 

Hamon ? Le fossoyeur ou le "fossoyé" ?

Lors de ma dernière approche de ce thème : Causes anciennes et causes circonstancielles, j'avais promis de me pencher sur le PS.

Voici bientôt 45 ans que le PS a décidé d'abandonner définitivement les références marxistes et en conséquence de déclarer que le capitalisme était "indépassable".

Mais il ne suffit pas de décréter pour que cela advienne immédiatement : comme disait Mitterrand, il faut « du temps au temps ».

 

La lente agonie des courants de gauche au PS.

En effet, à l'intérieur du PS, des courants de gauche plus à gauche ont continué à survivre.

Ces courants de manière de plus en plus édulcorée ont tenté de prolonger les racines fondatrices, comme "la lutte des classes", l'antagonisme "capital-travail".

Le départ de Mélenchon a sonné le glas de ces courants qui croyaient qu'il était possible d'inverser la tendance lourde entamée voici presque un demi-siècle, et que le PCF avait qualifié de "virage à droite" en son temps.

 

L'impossible mutation écologique.

De plus, le PS ne réussit pas à introduire l'écologie dans ses "fondamentaux", et le départ du courant "Utopia" de Pupuna, en est la preuve. J'ai tenté moi même durant environ 6 mois de voir si une adhésion au PS, dans les Alpes-Maritimes, pouvait permettre la naissance d'un courant de l'écologie politique et me suis rendu compte que cela était totalement impossible.

 

Benoît Hamon n'a été qu'un révélateur.

Et c’est là qu’interviennent les causes que je qualifie de « circonstancielles ». Hamon, a cru (?) que les primaires allaient lui donner l’occasion de passer par-dessus la longue évolution de son parti vers le libéralisme économique, en faisant appel au peuple de gauche lors des primaires.

En fait, il n’a fait que précipiter la chute d’un PS à bout de souffle et sa propre chute, qui étaient inscrites dans le long terme. La fuite vers Macron était prévue de longue date, et Hamon n’a été que le repoussoir de circonstance, le justificatif du moment de cette fuite.

 

La défaite de Hamon ? Victoire de la droite du PS sur deux plans :

1° Les courants de gauche du PS sont donc accusés d’avoir mis le PS hors course, lors de ces présidentielles, alors que Valls n’aurait pas fait mieux, sauf à prendre des voix à Macron.

2° Hamon, comme je l’avais écrit, en a été réduit à grappiller des voix à Mélenchon, le faisant donc échouer à parvenir à la deuxième place au 1er tour de la présidentielle de 2017. Et c'est bien ce que souhaitaient les dirigeants majoritaires du PS. En fait Hamon a réussi, là où Valls aurait échoué.

 

Conclusion ?

On peut se demander, comment un homme aussi averti politiquement qu’Hamon ait pu se tromper autant ? A moins que, son seul rôle conscient, ait été d’empêcher l’émergence gagnante de la France Insoumise « mélenchonienne » ?

Allez savoir ? En fait Hamon a été le "fossoyeur" de circonstance de son Parti, le "fossoyé" définitif de celui-ci... et l'obstacle conscient à la sortie de la V° république...qu'il prônait...

 

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 04:13

Les Républicains.

J’ai déjà dit que dans le résultat des Républicains à l’élection présidentielle, il y avait eut croisement entre ce que j’appellerais « l’usure du pouvoir » qui est un mouvement de long terme, et le hasard ( ?) de l’affaire Fillon.

Il ne fallait pas grand-chose pour que les Républicains s’affaissent.

En effet, même si avant les « affaires », la droite était bien placée pour arriver en tête, l’émergence grandissante du Front National, la menaçait dans ses fondements de long terme.

Et il ne fallait pas grand-chose (encore que l’affaire Fillon est d’une grande importance par ce qu’elle révèle des pratiques des puissants), pour que cette formation créée pour « gagner », s’affaisse sur elle-même.

 

Et il en est de même pour le FN.

Car qu’on le veuille ou non, le FN s’est lui aussi affaissé.

Qui aurait parié que le FN dédiabolisé, avec une femme forte à sa tête qui ratissait dans la France d’en bas, allait se retrouver en seconde position, à « seulement » 21%.

Je sais, on me dira que c’est beaucoup trop, il n’empêche qu’il s’agit d’un brusque coup d’arrêt.

La preuve ?

Marine Le Pen, pour essayer de gagner, emploie de plus en plus le vocabulaire « mélanchonien » -ultra libéralisme, mondialisation, oligarchie, abolition des lois antisociale… -, s’obligeant ainsi à contredire les dizaines d’années où ce parti s’affirmait de droite sur le plan économique.

 

Le racisme anti immigré ne suffit pas.

Marine Le Pen a compris, que pour la « France d’en bas » le racisme anti-immigré ne suffirait pas à lui faire accéder au pouvoir.

Donc là aussi, on se rend compte qu’il y a croisement de causes lointaines et profondes (l’idéologie du FN) et les causes immédiates (manipuler des concepts empruntés en peu de temps, à la gauche radicale).

Et cet emprunt se révèle de plus en plus présent depuis le début de la campagne du 2ème tour, où l’on peut se demander si à part le racisme, le pouvoir fort, le retour à la France d’avant, le FN ne basculerait pas dans la radicalité de gauche.

 

Une tradition ancienne d’extrême droite.

Et c’est là, qu’il faut revenir, à la tradition de l’extrême droite. Si l’on se penche sur le fascisme italien ou le nazisme allemand…l’on retrouve cette filiation, à savoir emprunter les concepts révolutionnaires des gauches radicales, pour capter ceux dont la souffrance sociale est immense.

 

Dans une prochaine réflexion, nous aurons à nous pencher sur le PS, et tenter de comprendre ce qui relève de l’ancien, du long terme et par ailleurs de la circonstance dans ce qui est arrivé à Hamon, qui a quand même sauvé Macron, en allant jusqu’au bout de sa logique anti Mélanchon.

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 07:03

Un ami m'a demandé en quoi la classe ouvrière avait changé et en conséquence pourquoi cela expliquerait le repli du PCF et ensuite du PS.

 

La classe ouvrière a changé parce qu'en partie, elle a gagné.

En effet, la classe ouvrière n'a plus comme le disait Marx, "que ses chaînes à perdre".

Trois phénomènes contradictoires ont totalement changé la donne.

1° Les luttes de la classe ouvrière.

D'une classe émergente, sans aucun pouvoir, sans relais politiques, sans biens personnels pour chacun de ses membres, les ouvriers ont su mettre en place des organisations syndicales, mutualistes et politiques qui ont fait irruption dans la formation sociale globale, au point d'en devenir un pivot central dans les affrontements sociétaux.

 

2° La transmutation en classe "moyenne".

Les divers gouvernements dits "bourgeois", entre les deux guerres se sont inquiétés de cette poussée ouvrière, et ont clairement "fabriqué" une classe moyenne qui avait pour but que cette nouvelle classe ne se sente pas solidaire, du révolutionnarisme ouvrier. 

Avec des hauts et des bas, cette politique a réussi, mais au delà de l'espérance des promoteurs de cette politique.

En effet, au fil du temps, les ouvriers qualifiés, les enfants des fondateurs des organisations ouvrières sont "montés" dans l'échelle sociale, pour s'installer (en particulier grâce à leur insertion dans l'Education Nationale, la Sncf, Renault, Air France...), dans les strates des classes moyennes tout en gardant souvent une appartenance idéologique à gauche, tout au moins durant une ou deux générations.

Mais les ouvriers eux-mêmes ont mutés.

Lorsque les membres de la classe ouvrière ne sont pas touchés par les restructurations sauvages, ils deviennent propriétaires de leur appartement, de leurs véhicules, ils partent en vacances...bref ils entrent dans une des strates de la classe "moyenne" et perdent la conscience d'appartenir à une classe ouvrière soudée.

En fait, ils ont autre chose à perdre que leurs "chaînes" et ne souhaitent de plus en plus souvent, ne plus être considérés comme des ouvriers.

 

3° La perte du paradis.

Nous l'avons déjà dit, l'effondrement de l'URSS, a accéléré la déconsidération de l'appartenance à la classe ouvrière. Il n'y a plus de modèles.

Mais il existe une nouvelle conscience.

C'est celle de la précarité ouvrière, la conscience de la rétrogradation de la classe moyenne vers la précarité professionnelle, et la perte des filets de protection qui entouraient non seulement l'emploi, mais aussi la vie tout court.

 

L'heure du choix, dans la désignation d'un "coupable".

Ou bien, nait une nouvelle conscience de classe qui unifie les ouvriers qui ont mutés et les classes moyennes qui dégringolent.

Ou bien, l'ennemi n'est plus le "capitalisme" et alors le coupable c'est l'étranger.

C'est ce qui se joue sous nos yeux entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.

 

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 05:30

 

Voici des années que je pense et que j’écris à peu près les mêmes choses, en matière politique.

1° Le mouvement ouvrier traditionnel.

Le mouvement ouvrier, tout au moins européen, issu du 19ème siècle est en fin de course, pour diverses raisons qui ne font pas l'objet de cet article.

 

2° La parti communiste.

Le premier à en payer les conséquences est le PCF.

 

3° Le parti socialiste.

Le deuxième en est le PS.

 

4° La tentation sociale-démocrate.

Les droites du PS, souhaitent la fin d’un PS supportant une aile gauche (Hamon, Montebourt…), afin de créer un parti démocrate à l’Américaine, ou au mieux à l’Allemande.

 

5° Le Macronisme.

Cette tentation sociale-démocrate se déroule sous nos yeux avec le    « Macronisme » qui regroupe aussi bien des centristes à la Bayrou, que des centristes de droites idéologiquement proche des Républicains, que la majorité des cadres du PS, sous l’impulsion de longue date de Manuel Valls.

 

6° Le Hollandisme/Valsiste.

Nous n’en sommes donc pas encore, à l’UNION Nationale, prônée en certains moments par F. Hollande.

 

7° La gauche radicale et les écologistes.

Est en train de naître sous nos yeux, une nouvelle force politique qui marie les valeurs fondatrices des gauches modernisée et l’écologie politique.

A ce sujet la disparition du candidat écologiste à la présidentielle n’est pas un hasard. Ce parti ultra divisé, est allé du côté d’un candidat (Hamon) qui a continué a maintenir le flambeau d’une Europe qui portaient tous leurs espoirs (Europe-Ecologie/Les Verts).

 

8° La droite extrême des Républicains.

L’affaire Fillon, est une aubaine pour la droite dure des Républicains, qui peut vouloir se dégager de ce parti pour créer une nouvelle force qui serait capable de s’unir au Front National sur le plan électoral.

 

9° La droite républicaine issue du gaullisme.

Resterait donc à l’aile plus républicaine des Républicains, soit de se maintenir en tant que parti de droite, soit rejoindre « la maison commune des progressistes » qui souhaitent de leurs vœux Messieurs Hollande et Valls.

 

Voilà, ce qui me semble se jouer en cette présidentielle, sous forme d’une accélération soudaine.

La suite prendra sans doute du temps, avec des variantes bien sûr, à ce que je viens d’énoncer ci-dessus.

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 06:44

La planète est malade de son agriculture.

 

Le journal "Alternative bien être" est une mine d'or concernant les problèmes de l'environnent et corrélativement de notre santé.

Un article dans son dernier numéro est consacré aux pesticides.

Il n'est pas question ici de reproduire cet article, mais de résumer en quelques lignes, les problèmes de santé provoqués par les pesticides que nos campagnes répandent depuis des décennies sur les sols et les plantes.

 

Les pesticides et la guerre 1914/1918.

 

Il est important de rappeler que les pesticides ont été inventés durant la première guerre mondiale.

Il faut bien insister sur le fait que le but était de tuer le maximum de combattants, grâce au gaz "moutarde". Ce gaz s'est révélé être un excellent insecticide et c'est ainsi que fut inventé le DDT, et ses dérivés.

1° Les pesticides favorisent le cancer. Plus de 250 études incriminent clairement les deux tiers des pesticides.

2° La maladie de parkinson. Si en France le désherbant "rotémone" est interdit depuis 2011. Le "paraquat" est maintenant interdit en Europe. Ces molécules "naturelles" provoquent la maladie. Par contre ces deux produits sont utilisés massivement partout dans le monde.

3° L'asthme. Une étude californienne montre que les enfants exposés aux pesticides durant leur première année de vie ont deux fois plus de malchance d'avoir de l'asthme avant 5 ans.

4° Le développement mental et l'apprentissage. Une étude newyorkaise montre que la pulvérisation du "pérethroïde" entraîne une augmentation de 25% d'enfants autistes ou souffrant de graves troubles mentaux.

5° La fertilité. En France des études ont porté sur 155 hommes provenant de zones où les pesticides sont utilisés massivement et où ceux-ci consommes les fruits sous influence des insecticides.. Le résultat est sans appel, dans ces zones ces personnes voient leur quantité de spermatozoïdes baisser de 49% et une augmentation de 12 % spermatozoïdes malformés.

6° Le diabète. Les agriculteurs qui épandent plus de 100 jours par an les "organo chlorés", ont 50% et 100% plus de malchance d'être diabétiques. 

 

Nous en tirons la conclusion que l'agriculture bio, ne doit pas être une mode, mais une nécessité urgente. Mais voilà, les intérêts des grandes firmes mondiales, passent très souvent avant notre santé et notre devenir.
 

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